22/07/2026
La jeunesse africaine, et surtout béninoise, est désenchantée par l'agriculture 😴. Chaque année, des centaines d'agronomes, de techniciens agricoles et d'éleveurs sortent des écoles et centres de formation. Pourtant, au lieu de renforcer directement le secteur agricole, la majorité d'entre eux se retrouvent à la recherche d'un emploi salarié. Ce paradoxe pose une question cruciale : pourquoi une filière censée nourrir le pays n'arrive-t-elle pas à absorber ses propres diplômés ?
En tant que HOUSSOU Vidjanangni Pancrace, passionné d'agriculture depuis mon enfance et visionnaire PDG d'ECAFH BENIN, je tente d'élucider les causes de cette situation :
- Le décalage entre la formation et la réalité du terrain : Les programmes de formation privilégient la théorie et le salariat "bureau" au détriment de l'entrepreneuriat agricole, essentiel pour impulser une dynamique de développement rural.
- Le manque d'accès au foncier et au financement : Pour se lancer, il faut de la terre, des capitaux pour les intrants et des équipements. Or, combien de banques 🏦 financent aujourd'hui un projet agricole sans garantie ? Pour obtenir un financement, il faut souvent donner les titres de propriété d'un terrain en garantie. Mais comment un jeune peut-il accéder à la terre s'il n'en hérite pas de ses parents ? Sans capital de départ, le diplômé est condamné à l'inactivité.
- L'absence de guides et d'accompagnateurs : Après l'école, il n'y a pas assez d'incubateurs, de structures de suivi, ni d'aide pour concrétiser un projet. Les diplômés sont donc livrés à eux-mêmes, sans filet de sécurité.
En résumé, la cause principale n'est pas l'absence de travail en agriculture, mais plutôt le manque de passerelles entre les diplômés, la terre, le financement et le marché.
PDG ECAFH-BENIN