05/01/2014
2014 : vers une « révolution du miroir » ?
2014 s’invite dans un monde qui se voudrait moderne, alors que notre humanité se transporte en permanence vers son propre miroir culturel. Partagés entre contradictions et palabres, saurons-nous encore écrire ensemble un futur vraiment désiré ?
Les décideurs officiels, c'est-à-dire nos leaders politiques, impuissants face aux hommes du pouvoir réel, (fortunes industrielles et financières, et autres diktats culturels), pensent sincèrement devenir nos « gardes du corps social ». Mais ce faisant, ils se protègent eux-mêmes derrière deux autres armadas de « garde-fous » : celle des religions historiques, et celle de « la » Science officielle. Car bien sûr, cela va de soi ? Pourquoi tous ces chefs, élus parmi les élus, iraient chatouiller les bastions religieux ou scientifiques ? La raison en est simple, car elle réside en chacun de nous : est-ce que je souhaite vraiment « y voir plus clair », et comprendre ce que n’ai pas compris jusqu’à présent ? Bien sûr que non.
Et pourquoi donc ?
Soyons plus lucides, juste quelques instants : nos garde-fous scientifiques nous assurent un apport technologique apparent et un confort de vie matérielle… sans pareil, alors que les gardes du temple mystique nous assurent détenir les clés d’une foi… impénétrable. Nous voici donc cernés par trois leaderships majeurs :
- Celui des promesses sociales, choisi au travers d’idées sécurisantes qu’il concocte au quotidien pour… obtenir une majorité.
- Celui des progrès techniques, dits « scientifiques », alors qu’un seul fil conducteur,… de matière, relie ces deux notions. A son corps défendant, « la » Science est ainsi devenue le symbole d’un confort matériel (« physique »), pour beaucoup une sorte d’attestation d’assurance !
- Enfin, le plus évanescent, mais le plus insidieux (voire le plus… infiltré), celui des croyances et des mystères. Un domaine « rêvé » pour nos imaginaires cherchant plus de confort, et/ou de sécurité,… mais où nos potentiels créatifs et nos esprits critiques ne seront jamais les bienvenus !
Nous voici donc sous l’emprise de trois dépendances majeures, opportunément associées pour la gestion de notre quotidien : l’une intellectuelle, l’autre assurant notre vie matérielle, et la troisième guidant notre « esprit ». Ce trio psychophysiologique représente en fait le cocktail de nos trois activités dites « cérébrales ». Aurions-nous le moindre doute, qu’il nous suffit de remettre en cause un de ces trois leaderships dans notre vie personnelle. Nous vérifions alors que l’esprit critique n’est pas vraiment de mise dans notre culture… pourtant réputée libérale !
Mon indépendance physiologique, et/ou mentale, et/ou spirituelle, est donc en question. Comment puis-je alors vérifier mon niveau de liberté et d’indépendance vis-à-vis de ces puissants gardes du corps ? Car en effet ils sont, pour chacun d’entre eux, relayés en nous via trois hiérarchies cérébrales, dont les niveaux sont : reptilien et matérialiste, limbique et social(iste), puis néocortical et créatif. Il suffit alors de confirmer, et cela pour chacun de ces trois potentiels dominants (développés de manière plus ou moins adaptée à nos environnements), si le reflet de notre personne est à l’image de… ce que nous vivons vraiment :
- Physiologiquement, suis-je bien l’image que je vois dans… ce miroir ?
- Socialement, mes paroles et mes écrits reflètent-ils ce que je pense vraiment ?
- Spirituellement, mon esprit est-il en accord avec ce qu’on observe de ma vie ?
Par ce simple exercice, qui consiste à voir, regarder et observer si notre vie ressemble à ce que nous vivons vraiment lorsque nous agissons, pensons et imaginons, nous pouvons ainsi vérifier si nous investissons notre vraie vie, ou… uniquement ce que reflète notre vie ! Pour mieux comprendre pourquoi cette question est devenue une question essentielle (et que chacun d’entre nous se pose, tôt ou t**d), mais surtout pour savoir comment y répondre plus facilement, je vous convie à lire notre publication « Einstein et le miroir du temps ».
Recevez les meilleurs voeux de NW Science pour cette période nouvelle.
Pascal VANDENBERGHE
Directeur de publication www.nw-science.com