10/28/2026
Un dépassement découvert à l’ouverture des soumissions coûte "dix" fois plus cher qu’un dépassement découvert en conception.
C’est le même écart. Ce n’est pas le même prix.
Beaucoup d’organisations autorisent un projet, puis attendent les soumissions pour savoir ce qu’il coûte vraiment. Entre les deux, douze ou dix-huit mois pendant lesquels personne ne mesure rien.
On ne peut pas contrôler ce qu’on ne mesure pas. Et à l’ouverture des soumissions, il n’y a plus rien à contrôler — seulement un écart à expliquer.
Un projet de construction passe par cinq étapes :
1. budget d’autorisation,
2. conception,
3. appel d’offres,
4. construction,
5. livraison.
Le coût doit être réestimé à chacune, pas seulement à la première et à la dernière.
À chaque passage, la question est la même : le projet correspond-il encore au cadre sur lequel il a été autorisé ? Quand la réponse est non, plus elle arrive tôt, plus les options sont nombreuses — réduire la portée, revoir une solution technique, étaler les travaux.
Après les soumissions, il ne reste qu’à trouver l’argent.
Le groupe de travail sur la prévisibilité des coûts de construction recommande de « faire appel à du personnel chevronné en matière d’estimation tout au long du cycle de vie du projet », et précise que « le recours à des estimateurs non qualifiés entraînera la production d’estimations inexactes et, par conséquent, de budgets inappropriés ».
Tout au long du cycle. Pas seulement au départ.
C’est une exigence qui s’installe dans les politiques gouvernementales et, de plus en plus, dans les pratiques du privé.
Pour les leaders de l’immobilier corporatif, les gestionnaires d’actifs et les responsables de projets, j’ajoute souvent ceci : déléguez la vérification, pas le jugement.
Des classes d’estimation au paradoxe des flux monétaires — un guide pour voir vos projets autrement :
Rénovation de bureaux de 3,5 M$ adjugée à 0,02 % du budget validé, et dépassements réduits de moitié sur un portefeuille immobilier national. Deux études de cas.