03/01/2024
Réflexion du dimanche…
Ces derniers jours, nous apprenions la démission de France Bélisle, mairesse de Gatineau. Lasse, épuisée, tannée de l’atmosphère qui régnait. J’ai côtoyé France ces deux dernières années. Une femme inspirante, dévouée, engagée et toujours de bonne humeur. Elle a mené de front plusieurs dossiers locaux, mais aussi nationaux. Avec vision. J’ai adoré la côtoyer.
Son départ m’attriste, mais le climat toxique qui pourrit la vie de nombreux élus m’attriste encore plus. Un élu, c’est un humain. Un humain qui a eu le courage de demander à ses concitoyens de faire de lui un représentant du peuple. Un humain qui a fait le choix de s’impliquer pour son milieu. Mais surtout un humain; pas un robot ni un « punching bag ». Un humain. Un humain, ça mérite le respect. Ce sont les débats qui font avancer la société; pas les insultes, ni le harcèlement, ni les menaces, ni la violence. Le respect. Autant sur les réseaux sociaux qu'en présence physique. Autant entre élus qu'entre citoyens.
J'invite donc à une réflexion. Avant de cracher du venin sur les réseaux sociaux, réfléchissez à l'impact sur ça peut avoir sur l'humain qui le recevra, sur ses proches, sur sa famille. Imaginez l'inverse : que des gens s'en prennent à vous continuellement avec méchanceté, vous n'aimeriez pas ça. Pensez à l'argument de l'autre (pourquoi une telle décision a été prise, par exemple) avant de pousser vos arguments. Il y a toujours moyen de débattre dans le respect!
Du côté des élus, peu importe le palier gouvernemental, j’invite à la même réflexion, et j'en ajoute une autre. Nous sommes des représentants du peuple. Avant de représenter les intérêts d’un parti politique, nous devons représenter l’intérêt général de notre population, au-delà des intérêts particuliers. Parfois, à tous les paliers, j'en vois qui font primer l’intérêt partisan par-dessus l’intérêt général. Un parti, ce n’est qu’un véhicule commun, pas une finalité. La finalité, c’est le service public, c'est l'intérêt général de la population qu'on dessert et qui nous a fait confiance.
Sur ces réflexions, je remercie France pour sa contribution à sa ville et à notre . Entre et , j’ai grandi à la côtoyer. Je lui souhaite le meilleur pour la suite de son parcours. Et je souhaite que son départ précipité soit la goutte qui aura fait déborder le vase sur notre démocratie municipale. Pour que les choses changent pour le mieux. C'est notre société qui y gagnera...
P.S : Je m’estime chanceux de la qualité des débats qu’on a au sein de notre conseil à , où chaque élu est indépendant. On n’est pas toujours d’accord, mais on a des arguments et beaucoup de respect. En jumelant nos arguments, sans dogme et dans l'ultime intérêt du peuple, on arrive bien souvent aux meilleures solutions. C’est comme ça qu’on fait avancer un milieu, je crois.