07/09/2026
Une autre histoire au Québec !
Le marché immobilier canadien semble avoir reculé… mais pas de la même façon partout.
À l’échelle du Canada, lorsqu’on ajuste les prix pour l’inflation, le marché immobilier est revenu près des niveaux de 2016. Autrement dit, en dollars réels, une bonne partie des gains des dernières années a été effacée.
Mais il faut être prudent avec ce genre de donnée nationale.
Au Québec, le portrait est différent.
Les prix n’ont pas chuté de façon généralisée. Au contraire, au 1er trimestre de 2026, le prix médian des unifamiliales au Québec était encore en hausse de 6 % sur un an, les condos de 3 % et les plex de 8 %.
La nuance importante, c’est que le marché ralentit à certains endroits.
Dans le Grand Montréal, il y a plus d’inscriptions, surtout du côté des condos. Les vendeurs gardent encore l’avantage dans plusieurs segments, mais certains secteurs, notamment les condos au centre-ville, sont beaucoup plus équilibrés, voire favorables aux acheteurs.
À Québec, c’est une autre histoire : le marché demeure très serré, avec peu d’inventaire et une forte pression sur les prix. Au début de 2026, l’offre disponible dans la RMR de Québec était encore largement sous sa moyenne historique.
Il faut aussi distinguer prix réel et abordabilité réelle.
Même si les prix ajustés pour l’inflation semblent moins élevés qu’au sommet, les acheteurs ne vivent pas nécessairement un retour en 2016.
Les taux hypothécaires sont plus élevés, les mises de fonds sont plus difficiles à accumuler et les loyers restent sous pression.
À Montréal, le marché locatif s’est détendu, mais le loyer moyen sur le marché d’un 4 1/2 était encore en hausse de 7,2 % en 2025, et les logements les plus abordables demeuraient rares.
Donc oui, le marché canadien a beaucoup corrigé en dollars réels.
Mais au Québec, on ne parle pas d’une situation similaire.
On parle plutôt d’un marché qui devient plus sélectif :
les condos ralentissent à certains endroits, les plex demeurent recherchés, les maisons unifamiliales restent rares dans plusieurs régions, et l’abordabilité demeure un énorme défi.