09/09/2026
Aujourd'hui Peinture Lévesque inc. prend la parole.
Vous êtes près de 2500 à nous suivre, et cette confiance, on ne la tient jamais pour acquise. Aujourd'hui, on s'en sert pour parler de quelque chose qui dépasse la peinture.
L'intimidation sur les chantiers n'est pas une fatalité du métier. C'est une faille qu'on choisit collectivement de tolérer, ou pas.
L'industrie de la construction carbure à la pression : échéanciers serrés, cadences élevées, surcharge mentale et physique, cohabitation de plusieurs corps de métier sur un même espace restreint. Cette pression ne justifie rien. Elle explique, parfois; elle n'excuse jamais.
Le droit ne se trompe pas, et il évolue. La Loi R-20 qualifie l'intimidation sur un chantier de faute pouvant mener à des poursuites pénales devant la CCQ, avec à la clé une exclusion possible de toute activité syndicale ou patronale pendant cinq ans. Et depuis le 6 octobre 2025, la Loi 27 qui modernise le régime de santé et sécurité du travail oblige désormais tous les employeurs québécois à traiter la santé psychologique avec la même rigueur que la santé physique. Identifier les risques psychosociaux, prévenir le harcèlement, agir avant que ça dégénère : ce n'est plus une bonne pratique, c'est une obligation légale.
Un sondage Léger commandé par la CCQ chiffre l'ampleur du problème : plus de 20 000 travailleurs de la construction ont vécu de l'intimidation ou du harcèlement. Ce n'est pas un cas isolé qu'on referme discrètement, c'est un problème systémique que l'industrie, la loi et la CCQ abordent maintenant de front.
La structure de la Commission de la construction du Québec, profite à tout le monde, et elle engage tout le monde. Un salarié qui bénéficie des avantages sociaux et salariaux négociés par la CCQ fait partie intégrante de cette même structure collective. On ne peut pas se réclamer des protections et des acquis de l'industrie d'une main, et faire fi des lois qui en découlent de l'autre. Le respect n'est pas une clause facultative dans ce contrat social, il en est la contrepartie.
Ce message s'adresse autant à celles et ceux qui subissent qu'à celles et ceux qui, à un moment, perdent le fil. Parce qu'un cadre ou un contremaître peut aussi porter une pression telle qu'elle se transforme, malgré lui, en ton dur, en mots qui rabaissent. Si vous vous surprenez à devoir intimider, mentir ou rabaisser pour faire passer un message, dites-vous que le résultat sera probablement l'inverse de celui recherché. Et il n'est jamais trop t**d pour en parler à un proche, ou à un professionnel. Demander de l'aide psychologique n'est pas un aveu d'échec, c'est un geste de lucidité.
Les syndicats et les associations patronales, dont l'ACQ Bas-St-Laurent/Gaspésie/Les Îles, ont bâti des mécanismes d'accompagnement pour qui vit, observe ou même reconnaît ces comportements chez soi. Une lignes confidentielles existent pour ça :
📞 1 833 333-8003 Info-ressources Discrimination, Intimidation, Harcèlement (CCQ)
Chez Peinture Lévesque inc., on défend une conception exigeante du travail d'équipe : le respect total comme condition de base, et la communication non violente comme méthode, pas comme option. Un chantier tenu par la peur produit peut-être des résultats à court terme mais jamais une équipe qui dure dans le temps et pour toujours.
Merci de nous suivre. Merci de nous lire jusqu'ici. N'hésitez pas à partager si vous croyez, comme nous, que ce message mérite d'être entendu plus largement.🧡