29/02/2024
𝘿𝒆 𝒍𝙖 𝙧𝒖𝙚́𝒆 𝒗𝙚𝒓𝙨 𝙡’𝙤𝒓 𝒂𝙛𝒇𝙞𝒏𝙚́... 𝒂𝙪𝒙 𝒄𝙧𝒐𝙘𝒉𝙚-𝙥𝒊𝙚𝒅𝙨
𝙖𝒅𝙢𝒊𝙣𝒊𝙨𝒕𝙧𝒂𝙩𝒊𝙛𝒔 𝒗𝙚𝒓𝙨 𝙡𝒆 𝒑𝙧𝒆́𝙘𝒊𝙥𝒊𝙘𝒆
Cela ne vous est-il jamais arrivé d’assister à un événement tragi-comique ?
Parfois dans la cour de récréation on s’amuse de celui qui, d’un coup, perd inexplicablement son équilibre et
s’étale soudain de tout son long sur le sol alors qu’il courait vers son but.
Aïe !
On s’esclaffe. On rit aux éclats. C’est drôle, mais la chute ne l’est pas tout autant pour celui qui la subit !
Puis la victime gît un moment, en proie à la surprise totale et à la honte qui ne manquent pas de s’afficher
sur sa mine déconfite.
Car on ne passe pas ainsi – avec grâce et détachement – de l’élan... à l'aplatissement.
N’est-ce pas ?
Il y a toujours plus derrière un tel “accident banal” : souvent, le choc. L’incompréhension.
Le sentiment bouleversant de l’injustice subie. Encore plus lorsque la chute n’est pas due uniquement au
hasard...
Cette chaleur intense qui monte et fait rougir notre visage, et qui pourtant nous glace l’échine.
Et parfois aussi le visage ensanglanté. Des égratignures, des vêtements déchirés.
La victime est toujours blessée... du moins à l’intérieur.
Et alors que notre joue épouse le sol froid, une seule question nous domine : “Pourquoi ? Pour... QUOI ?”.
Les rires sonores alentour fournissent une réponse éclatante.
Vous connaissez peut-être ce sentiment… l’humiliation et la moquerie à nos dépens.
Nous y passons (presque) tous et toutes à un moment donné. Non ?
Et après quelques secondes de stupeur, nous faisons vite le tri : celles et ceux des camarades qui viennent
nous aider à nous relever, celles et ceux qui continuent de rire, lançant un clin d'œil complice à celui qui a
levé le pied pour provoquer la chute et qui s’en va tranquillement en ricanant. “C’était trop marrant ! Pas
vrai ?”
Et… cruel aussi, certainement.
Maintenant, voici deux questions pour vous :
● Dans quel camp étiez-vous, enfant ?
● De quel côté êtes-vous maintenant que vous êtes adulte et responsable ?
𝙇𝒂 𝒈𝙧𝒂𝙣𝒅𝙚 𝙘𝒐𝙪𝒓 𝒅𝙚 𝙧𝒆́𝙘𝒓𝙚́ 𝙙𝒆 𝒍’𝑬́𝙩𝒂𝙩 𝙞𝒗𝙤𝒊𝙧𝒊𝙚𝒏
Sachez donc qu’il n’y a pas d’âge ni de condition pour s’étaler de tout son long après un croc-en-jambe bien
placé. Surtout lorsque la position que l’on occupe en tant qu’agresseur permet de commettre autant de
croche-pieds que nécessaires pour que la victime tombe bien bas, tout en se protégeant derrière une belle
impunité. C’est le paradoxe aigre-doux du pouvoir : qui en use, peut aussi en abuser.
Qui ne risque légalement pas grand-chose d'abuser, y est de facto... encouragé.
Les colonnes de nos journaux débordent de cas d’espèces de corruption, collusion, malversations, et la
Côte d’Ivoire n’a, malheureusement, pas l’apanage de ce “sport” millénaire typiquement humain.
● Mais ne serait-il pas temps de cesser ce jeu ?
● Y-a-t-il un adulte dans la cour de récré ?
● N’avons-nous pas... grandi ?
● Ce genre de « jeu » sert-il vraiment notre pays et nos citoyens ? Le développement de notre pays à
tous n’est-il pas plus important ?
Néanmoins admettons-le : en fait, à un certain niveau de sophistication réglementaire et légale, il faut une
certaine science pour adapter cette ruse de cour d’école aux réalités du monde des “grands”. N’est pas
prédateur qui veut ! Nous pourrions même dire que 𝒄’𝒆𝙨𝒕 𝒕𝙤𝒖𝙩 𝙪𝒏 𝒂𝙧𝒕, 𝙨𝒖𝙗𝒕𝙞𝒍 𝒆𝙩 𝙖𝒄𝙝𝒆𝙫𝒆́, 𝙦𝒖𝙚 𝙙𝒆
𝒕𝙧𝒂𝙣𝒔𝙛𝒐𝙧𝒎𝙚𝒓 𝒍’𝒆́𝙣𝒆𝙧𝒈𝙞𝒆 𝒆𝙣𝒕𝙧𝒆𝙥𝒓𝙚𝒏𝙚𝒖𝙧𝒊𝙖𝒍𝙚 𝙙’𝙖𝒖𝙩𝒓𝙪𝒊 𝒆𝙣 𝙥𝒓𝙤𝒇𝙞𝒕 𝒄𝙡𝒊𝙚𝒏𝙩𝒆́𝙡𝒊𝙨𝒕𝙚 𝙚𝒕 𝒊𝙣𝒅𝙞𝒗𝙞𝒅𝙪𝒆𝙡.
𝑪𝙡𝒊𝙚𝒏𝙩𝒆́𝙡𝒊𝙨𝒎𝙚 ? 𝙊𝒖𝙞... 𝒎𝙖𝒊𝙨 𝙘’𝙚𝒔𝙩 (𝒕𝙤𝒖𝙟𝒐𝙪𝒓𝙨) 𝒑𝙤𝒖𝙧 𝙪𝒏𝙚 𝙗𝒐𝙣𝒏𝙚 𝙧𝒂𝙞𝒔𝙤𝒏 !
La bonne raison, c’est celle du porte-monnaie. De l’argent vite gagné, sans trop se fatiguer.
La bonne raison, c’est celle du nombril, de l’ego.
Du “moi au-dessus des autres”.
C’est 𝒍𝙖 𝙣𝒆́𝙜𝒂𝙩𝒊𝙤𝒏 𝒅𝙚 𝙡’𝙖𝒍𝙩𝒆́𝙧𝒊𝙩𝒆́, au seul profit de soi-même et d’une clique d’heureux membres.
Le prédateur de la classe de récré agit-il seul ? N’a-t-il pas une bande qui l’inspire, le motive, le “protège” au
besoin ?
Le caïd a besoin de courtisans, d’émules, d’hommes de paille.
On dit que l’occasion fait le larron. Mais pas seulement...
Ainsi, c’est très tôt dans leur vie que certains réalisent la fabuleuse “opportunité” du clientélisme et des gains
afférents : intimidation, racket, violences physiques et verbales.
Et plus on y va fort, mieux c’est : on paralyse de peur la victime avant qu’elle réagisse.
On sème la confusion dans son esprit, on l’empêche de penser rationnellement et de réaliser qu’elle peut se
défendre.
Car la grande majorité des gens est honnête.
Certains fonctionnaires de nos administrations l’ont bien compris. Ils abusent de leur position pour détourner
des fonds publics, réclamer des dessous de table, truquer les marchés publics ou tout simplement garder le
silence pour bloquer des dossiers qui feraient avancer le pays.
Sans scrupules. Mais toujours… discrètement.
Dans cette plaie qui gangrène notre État, le contexte éducatif et légal est crucial. En effet :
● Que risque-t-on en classe primaire à faire des croche-pieds ?
● Quelles sont les peines encourues pour les faits de corruption en Côte d’Ivoire ?
Il existe une loi en Côte d’Ivoire spécifique sur la corruption. Le mal est là. Des efforts
colossaux sont déployés. Alors pourquoi continuons-nous à les voir se gaver d’une manne si
facile à récolter et à piétiner les textes de loi dont nous sommes librement dotés sans en subir
leur rigueur ?
Ce cancer sociétal pas suffisamment traqué : dessous de table, détournements de fonds et de
moyens, fraudes, extorsion, favoritisme, népotisme, droit de cuissage, “note sexuellement
transmissible” à l’école, corruption électorale, offres, procédures et marchés truqués, lenteur
inexplicable de certains travaux, escroqueries, arrangements de procès, disparition de certains
dossiers compromettants, trafic d’influence, ventes de sujets d’examens, la commercialisation
illicite des agréments par les agents des services publics ...
Les croche-pieds sont légion.
En fait, 𝒍𝙖 𝙗𝒐𝙣𝒏𝙚 𝙧𝒂𝙞𝒔𝙤𝒏, c’est celle du plus fort (temporairement).
𝑳𝙚 𝙢𝒚𝙨𝒕𝙚̀𝒓𝙚 𝙙𝒆𝙨 “𝒅𝙚́𝒄𝙤𝒖𝙫𝒆𝙧𝒕𝙚𝒔 𝒔𝙞𝒎𝙪𝒍𝙩𝒂𝙣𝒆́𝙚𝒔”...
Si certains policiers et gendarmes manquent cruellement d’imagination pour vampiriser leurs concitoyens,
d’autres jouent dans une catégorie nettement supérieure.
En effet, subtilités juridiques et ingénierie économique y sont absolument nécessaires pour réussir.
Pratiquer l’extorsion de fonds sous forme de contrôles routiers “payants”, comme le met en lumière le
tribunal d’Abidjan depuis le début du mois de novembre dernier, relève effectivement de la cour de récré.
Ces hommes déshonorent leur institution et leur pays. Or dans nos administrations, la corruption et le
clientélisme peuvent revêtir des formes beaucoup plus élaborées.
Elles sont mises en évidence tout récemment avec grand bruit. Ainsi, nous saluons l’action du Ministère
dédié à la bonne gouvernance et à la lutte contre la corruption. Certains audits auraient abouti à la
suspension de plusieurs hauts responsables de l’administration. Mais cela sera-t-il suffisant ?
Ce ne sont là que quelques cas parmi des dizaines d’autres, la partie émergée de l’iceberg.
Un célèbre cas qui a fait le buzz sur Facebook, dans lequel de nombreux Ivoiriens se sont
reconnus au vu de la vague d’indignation suscitée, est révélateur à ce titre. Une femme entrepreneure y
évoque comment une compagnie totalement inconnue est apparue subitement tout en clonant (ou en imitant
très fidèlement) son concept, ses procédés confidentiels, pour l’évincer du contrat qu’elle avait signé avec
un ministère.
Nous pourrions légitimement nous poser la question : comment qualifier cette “coïncidence” ? Cette
“découverte simultanée” d’une même technologie par une société commerciale venue de nulle part qui se
retrouve à travailler subitement avec un ministère ?
Les cas légitimes de découvertes concomitantes sont nombreux dans l’histoire. Il n’y a qu’à consulter
quelques cas rapportés dans un article de Wikipédia pour s’en convaincre.
Mais en l’espèce, il ne s’agit pas de scientifiques éloignés dans l’espace-temps qui ne se connaissaient pas.
Il y a eu apparemment communication d’informations confidentielles, et utilisation de celles-ci dans des
circonstances qui ressemblent à de la collusion, à du “délit d’initié”.
Alors, que s’est-il réellement passé ?
● Un hasard étonnant ?
● Une “heureuse simultanéité” ?
● Ou tout simplement… Un croche-pied opportuniste ? Bref : du vol d’idées (??)
𝑰𝙢𝒂𝙜𝒊𝙣𝒆𝙯 𝙪𝒏 𝒊𝙣𝒔𝙩𝒂𝙣𝒕 : quoi de plus simple, dans votre bureau au Ministère, payé par le contribuable, que
d’attendre que les entrepreneurs enthousiastes arrivent avec leurs bonnes idées, avec le business plan, les
études de marché, les financements, après avoir investi déjà d’importantes sommes pour monter un projet
d’envergure, et puis faire (discrètement, bien sûr) du copier / coller avec des complices au moment le plus
opportun ? De “trouver” une idée similaire “simultanément” ??
Avec bien sûr, les formes nécessaires pour tout maquiller.
Après tout, ce n’est pas pour rien que l’on fait des études à l’étranger, non ?
Et le plagiat, ça existe depuis toujours. Et ça facilite grandement le travail en soulageant la peine.
Mais lorsqu’il s’agit d’instances gouvernementales, les mots manquent pour qualifier de tels actes.
Et les choses ne s’arrêtent pas là. En effet, selon le Ministre Zoro Epiphane Ballo devant des
partenaires coréens, le préjudice de la corruption en Côte d’Ivoire est de plusieurs milliards de nos
francs. Selon l’Afrobaromètre (Afrobarometer.org), le sentiment des citoyens à l’égard des
fonctionnaires et responsables politiques est délétère, atteignant des tréfonds inégalés jusqu’à
présent.
● Pourquoi des sommes aussi folles ?
● Explorons-nous le gouffre ?
● Voulons-nous contempler un soulèvement populaire ou l’avènement de forces anti-
démocratiques ?
● Attendrons-nous vraiment d’arriver en fin du classement des pays africains les plus
corrompus pour nous couvrir définitivement d’ignominie ?
𝑳’𝒂𝙙𝒎𝙞𝒏𝙞𝒔𝙩𝒓𝙖𝒕𝙞𝒐𝙣 𝙞𝒗𝙤𝒊𝙧𝒊𝙚𝒏𝙣𝒆 𝒅𝙖𝒏𝙨 𝙩𝒐𝙪𝒕𝙚 𝙨𝒂 𝒔𝙥𝒍𝙚𝒏𝙙𝒆𝙪𝒓 𝒊𝙣𝒗𝙚𝒏𝙩𝒊𝙫𝒆.
Les instances judiciaires devraient certainement trancher sur ces “coïncidences” supposées, et sur ces
préjudices bien réels, si elles sont saisies dans ce cas évoqué sur Facebook ou dans les journaux.
Et il sera difficile d’établir l’existence d’un “délit d’initié” ou d’une collusion, mais pas impossible...
Comment prouver l’utilisation frauduleuse de données transmises à un ministère et la paternité d’un procédé
confidentiel entre deux projets entrepreneuriaux qui – selon certaines apparences – n’ont “rien” à voir ?
Comment prouver qu’un fonctionnaire a violé son obligation de réserve ?
Qu’une petite (ou plus grande) main a malencontreusement “oublié” ou “égaré” un dossier ?
D’autant que les institutions gouvernementales – les administrations – sont censées protéger l’accès à ces
données et les utiliser à bon escient. N’est-ce pas ?
La charge de cette preuve est juridiquement compliquée, mais pas impossible...
C’est le pari cynique que font ceux qui se rendent coupables de tels “vols” d’idées et de projets.
De véritables viols intellectuels.
Le/la jeune entrepreneur/e n’a plus qu’à saigner, au sol, avant de peut-être se relever après un tel croche-
pied (ou plutôt un coup de poignard dans le dos).
Et pendant ce temps, les heureux plagiaires n’ont qu’à profiter des bénéfices de leur délit d’initié.
Alors… Que pourrait-il en être, de l’or affiné ?
Ne serait-ce pas beaucoup plus “juteux” ?
Ne faudrait-il pas s’y ruer ??
« 𝑶𝙧 𝙏𝒓𝙖𝒏𝙨𝒑𝙖𝒓𝙚𝒏𝙘𝒆 » : 𝒏𝙤𝒕𝙧𝒆 (𝙩𝒓𝙤𝒑) 𝙗𝒐𝙣𝒏𝙚 𝙞𝒅𝙚́𝒆...
Le plus simple, lorsqu’on n’est pas très inventif et très bien placé, qu’on tient fermement les ficelles d’un
agrément dans un ministère, et que l’on veut utiliser une bonne idée qui n’est pas la sienne, est parfois de...
rester les bras croisés et ne rien faire.
Laisser jouer la montre et regarder les échéances arriver. Les dépasser sans s’en soucier.
Tout simplement.
Ceci après avoir silencieusement acculé la proie dans une impasse et appliqué un petit croche-pied
innocent de derrière les fa**ts, au bon moment.
En silence. Ou avec des phrases du genre “Ça, c’est une cuisine interne”... que nous avons eues l’occasion
d’entendre à plusieurs reprises.
Ensuite, tel le trappeur qui vient relever ses pièges à loups dès l’aurore, il suffit de faire preuve de patience.
De regarder la victime, au sol, se vider de son énergie après s’être bien débattue.
Et agoniser économiquement. Après avoir investi des millions de francs CFA...
Comme pour notre SARL “Or Transparence”, fondée en 2019.
Jugez vous-même : notre concept est-il une bonne idée ?
Le business model est-il prometteur, « juteux » ?
Notre idée d’entreprise est en substance celle-ci : 𝙖𝒇𝙛𝒊𝙣𝒆𝙧 𝙡’𝙤𝒓 𝒃𝙧𝒖𝙩 𝙥𝒓𝙤𝒗𝙚𝒏𝙖𝒏𝙩 𝙙𝒆𝙨 𝙢𝒊𝙣𝒆𝙨 𝙤𝒖 𝒅𝙪 𝙧𝒆𝙘𝒚𝙘𝒍𝙖𝒈𝙚
𝙙𝒆𝙨 𝙢𝒆́𝙩𝒂𝙪𝒙 𝒑𝙧𝒆́𝙘𝒊𝙚𝒖𝙭, 𝒆𝙩 𝙙𝒆́𝙫𝒆𝙡𝒐𝙥𝒑𝙚𝒓 𝒑𝙧𝒐𝙜𝒓𝙚𝒔𝙨𝒊𝙫𝒆𝙢𝒆𝙣𝒕 𝒖𝙣 𝙧𝒆́𝙨𝒆𝙖𝒖 𝒏𝙖𝒕𝙞𝒐𝙣𝒂𝙡 𝙙𝒆 𝒄𝙤𝒎𝙥𝒕𝙤𝒊𝙧𝒔 𝒈𝙚́𝒓𝙚́𝒔 𝒑𝙖𝒓 𝒅𝙚𝒔
𝒆𝙣𝒕𝙧𝒆𝙥𝒓𝙚𝒏𝙚𝒖𝙧𝒔 𝒇𝙧𝒂𝙣𝒄𝙝𝒊𝙨𝒆́𝙨.
Notre philosophie se résume ainsi : 𝙙𝙚́𝙫𝙚𝙡𝙤𝙥𝙥𝙚𝙧 𝙪𝙣𝙚 𝙨𝙮𝙣𝙚𝙧𝙜𝙞𝙚 𝙚𝙣𝙩𝙧𝙚 𝙩𝙤𝙪𝙩𝙚 𝙡𝙚𝙨 𝙥𝙖𝙧𝙩𝙞𝙚𝙨 𝙥𝙧𝙚𝙣𝙖𝙣𝙩𝙚𝙨 (𝙡’𝙀́𝙩𝙖𝙩 𝙮
𝙘𝙤𝙢𝙥𝙧𝙞𝙨) 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙛𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙛𝙖𝙘𝙚 𝙖𝙪𝙭 𝙙𝙚́𝙛𝙞𝙨 𝙚𝙣𝙫𝙞𝙧𝙤𝙣𝙣𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩𝙖𝙪𝙭 𝙚𝙩 𝙚́𝙘𝙤𝙡𝙤𝙜𝙞𝙦𝙪𝙚𝙨 𝙡𝙞𝙚́𝙨 𝙖𝙪 𝙘𝙝𝙖𝙣𝙜𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙘𝙡𝙞𝙢𝙖𝙩𝙞𝙦𝙪𝙚,
𝙖𝙫𝙚𝙘 𝙡𝙚𝙨 𝙙𝙚𝙧𝙣𝙞𝙚̀𝙧𝙚𝙨 𝙩𝙚𝙘𝙝𝙣𝙤𝙡𝙤𝙜𝙞𝙚𝙨 𝙙’𝙖𝙛𝙛𝙞𝙣𝙖𝙜𝙚. 𝘾𝙧𝙚́𝙚𝙧 𝙙𝙚𝙨 𝙚𝙢𝙥𝙡𝙤𝙞𝙨 𝙥𝙖𝙧𝙩𝙤𝙪𝙩 𝙚𝙣 𝘾𝙤̂𝙩𝙚 𝙙’𝙄𝙫𝙤𝙞𝙧𝙚, 𝙜𝙚́𝙣𝙚́𝙧𝙚𝙧 𝙙𝙚𝙨
𝙧𝙚𝙘𝙚𝙩𝙩𝙚𝙨 𝙛𝙞𝙨𝙘𝙖𝙡𝙚𝙨 𝙚𝙣 𝙩𝙤𝙪𝙩𝙚 𝙩𝙧𝙖𝙣𝙨𝙥𝙖𝙧𝙚𝙣𝙘𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙡𝙚 𝙗𝙞𝙚𝙣 𝙙𝙚 𝙩𝙤𝙪𝙨. Mais c’est peut-être justement ce qui
dérange le plus dans notre concept : la transparence et le bien de tous...
Notre équipe : 𝒖𝙣𝒆 𝒑𝙤𝒊𝙜𝒏𝙚́𝒆 𝒅’𝑰𝙫𝒐𝙞𝒓𝙞𝒆𝙣𝒔 𝒑𝙖𝒔𝙨𝒊𝙤𝒏𝙣𝒆́𝙨 𝙛𝒐𝙧𝒎𝙚́𝒔 𝒆𝙣 𝙀𝒖𝙧𝒐𝙥𝒆, 𝙦𝒖𝙞 𝙤𝒏𝙩 𝙙𝒆́𝙥𝒂𝙨𝒔𝙚́ 𝙙𝒆𝙥𝒖𝙞𝒔
𝒍𝙤𝒏𝙜𝒕𝙚𝒎𝙥𝒔 𝒍𝙚𝒖𝙧𝒔 𝒍𝙞𝒎𝙞𝒕𝙚𝒔 𝒇𝙞𝒏𝙖𝒏𝙘𝒊𝙚̀𝒓𝙚𝒔 𝒆𝙩 𝙗𝒊𝙚𝒏𝙩𝒐̂𝙩 𝙡𝒆𝙪𝒓𝙨 𝙧𝒆𝙨𝒔𝙤𝒖𝙧𝒄𝙚𝒔 𝒎𝙚𝒏𝙩𝒂𝙡𝒆𝙨 𝙚𝒕 𝒇𝙖𝒎𝙞𝒍𝙞𝒂𝙡𝒆𝙨.
𝙎𝒄𝙚́𝒏𝙖𝒓𝙞𝒐 𝒅’𝒖𝙣 𝙖𝒃𝙪𝒔 𝒅𝙚 𝙙𝒓𝙤𝒊𝙩, 𝒂𝙫𝒆𝙘 𝙪𝒏 𝒂𝙞𝒓 𝒕𝙧𝒂𝙜𝒊𝙦𝒖𝙚 𝙙𝒆 𝒅𝙚́𝒋𝙖̀-𝙫𝒖
Depuis cinq ans (tout comme nos collègues victimes de nos administrations) nous avons expliqué et
détaillé toute notre démarche, en long, en large et en travers auprès des autorités et administrations
suivantes :
● Présidence de la Côte d’Ivoire
● Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité
● Ministère des Mines et de la Géologie
● Agence de Gestion et de Développement des Infrastructures Industrielles (AGEDI)
● Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI)
● Agence Nationale de l'Environnement (ANDE)
À chaque fois, nous avons dû fournir tout un catalogue de données confidentielles. Entre autres :
● business plan détaillé sur plusieurs années
● plan d’investissement
● procédés technologiques utilisés (avec références des machines et installations)
● présentation complète avec photos et pitch de vente
𝘼𝒍𝙤𝒓𝙨 𝙨𝒆𝙡𝒐𝙣 𝙫𝒐𝙪𝒔, 𝙘𝒐𝙢𝒃𝙞𝒆𝙣 𝙙𝒆 𝒑𝙚𝒓𝙨𝒐𝙣𝒏𝙚𝒔 𝒐𝙣𝒕-𝒆𝙡𝒍𝙚𝒔 𝒏𝙤𝒔 𝒅𝙤𝒏𝙣𝒆́𝙚𝒔 𝒄𝙤𝒏𝙛𝒊𝙙𝒆𝙣𝒕𝙞𝒆𝙡𝒍𝙚𝒔 𝒆𝙣 𝙢𝒂𝙞𝒏 ?
𝑬𝙩 𝙦𝒖𝙞 𝙥𝒍𝙪𝒔 𝒆𝙨𝒕, 𝙛𝒐𝙪𝒓𝙣𝒊𝙚𝒔 “𝙙𝒆 𝒏𝙤𝒕𝙧𝒆 𝒑𝙡𝒆𝙞𝒏 𝒈𝙧𝒆́” ??
𝑪𝙤𝒎𝙗𝒊𝙚𝒏 𝒗𝙚𝒖𝙡𝒆𝙣𝒕 𝒔𝙚 “𝒓𝙪𝒆𝙧 𝙫𝒆𝙧𝒔 𝒍’𝒐𝙧” 𝒑𝙤𝒖𝙧 𝙡𝒆𝙪𝒓 𝒑𝙧𝒐𝙥𝒓𝙚 𝙥𝒓𝙤𝒇𝙞𝒕 ?
Spéculons un peu : 10 ? 20 ? 50 ?
Il suffit d’une seule, vous le savez bien.
𝑳𝙚 𝙥𝒂𝙧𝒄𝙤𝒖𝙧𝒔 𝒅𝙚 𝙡’𝙚𝒏𝙩𝒓𝙚𝒑𝙧𝒆𝙣𝒆𝙪𝒓-𝒄𝙤𝒎𝙗𝒂𝙩𝒕𝙖𝒏𝙩 𝙞𝒗𝙤𝒊𝙧𝒊𝙚𝒏
Nous n’avons pas attendu pour travailler d’arrache-pied et concrétiser ce projet.
Nous avons fait preuve de diligence pour rédiger la montagne de documents nécessaires et réaliser la totalité des
investissements exigés.
Nous avons rencontré qui de droit, respecté les procédures et envoyé les dossiers en temps et en heure.
Tout en remuant ciel et terre pour convaincre nos partenaires internationaux et construire du solide.
Bien sûr, nous avons engagé des moyens financiers considérables sur nos ressources personnelles. Nous
nous sommes endettés. Nous endurons des tensions de toute sorte de ce fait. Parce qu’il faut accepter des
risques, quand on entreprend.
Bref : nous avons respecté les règles, NOUS.
Toutes les règles.
Et voilà ce qui arrive...
𝙌𝒖𝙖𝒏𝙙 𝙡𝒆 𝒎𝙞𝒏𝙞𝒔𝙩𝒆̀𝙧𝒆 𝒅𝙚𝒔 𝑴𝙞𝒏𝙚𝒔 𝒔𝙚 𝙩𝒂𝙥𝒊𝙩 𝙙𝒂𝙣𝒔 𝒔𝙤𝒏 𝒔𝙞𝒍𝙚𝒏𝙘𝒆… 𝙚𝒕 𝒂𝙩𝒕𝙚𝒏𝙙.
Les textes juridiques ont pour vocation de tracer une emprise sur le temps, l’espace, les personnes et les
biens. Le piège qui enlise “Or Transparence” réside dans l’arrêté n°00085/MMG/CAB du 12 septembre
2019, mais aussi et surtout l’inaction et le silence des autorités.
En l’espèce, un arrêté ministériel est un acte unilatéral, dont le but est d’expliciter et de préciser la loi. En
clair : le Ministère donne des instructions à ses administrés, comme “Or Transparence”.
Il se fixe également des limites temporelles pour agir… sans pour autant indiquer les sanctions possibles
envers lui-même s’il les dépasse.
En ce sens, il est juge et partie.
Qui contrôle les Ministères ? Ah oui, les citoyens… Théoriquement. Car en réalité, nous savons tous
comment cela se passe en Côte d’Ivoire.
Ainsi l’article 13 de l’arrêté 85 précise les modalités d’autorisation d’affinage des métaux précieux. Sans ce
sésame, “Or Transparence" ne peut pas fonctionner.
Quelques repères historiques de notre épopée administrative :
● 27 mars 2020 : ce Ministère nous indiquait par écrit que notre dossier complet était recevable pour la
demande d’autorisation d’affinage des métaux précieux.
● 13 novembre 2020 (soit 8 mois après cause Covid) : visite des installations et contrôle de nos
équipements dans nos locaux par les responsables du Ministère cf. art. 19 de l’arrêté 85.
● jusqu’au 6 avril 2021 : demande de pièces complémentaires diverses et variées par le Ministère, en
dépit des dispositions contraires de l’autorisation AGEDI.
● 23 juillet 2021 (soit 16 mois après la recevabilité de notre dossier confirmée par écrit) : le
Ministère nous indique que la demande d’autorisation est toujours en cours d’instruction.
● à ce jour (soit "1000"mois après…), aucune notification officielle : ni rejet de notre demande ni
transmission de notre dossier au Ministre des Mines pour décision, comme le voudrait la procédure.
Depuis nous avons envoyé quantité de courriers pour protester :
● Ministère des Mines (2 courriers restés sans suite)
● Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (courrier réceptionné mais sans suite jusque-là)
● Portail du Citoyen - Miliê-Osep (courrier réceptionné mais sans suite jusque-là)
● Inspection Générale de l’État (courrier réceptionné mais sans suite jusque-là)
● Ministère du Plan et du Développement (courrier réceptionné mais sans suite jusque-là)
● Ministère de la Promotion et de la bonne Gouvernance (courrier réceptionné mais sans suite jusque-
là)
● Cabinet du Premier Ministre (courrier réceptionné mais sans suite jusque-là)…
Nous avons contacté par téléphone multiples personnes dont nous tenons à disposition les noms, prénoms
et fonctions ainsi que la teneur des conversations et les enregistrements audio.
Bref, nous avons réagi et fait tout notre possible pour faire avancer le dossier.
En tant qu’entrepreneurs, cet environnement général de corruption mis en évidence par Afrobaromètre et les
cas d’espèces révélés par l’opération “coup de poing” sont éminemment anxiogènes. Et c’est un doux
euphémisme.
Sans cesse, depuis cinq ans, les interrogations nous bombardent l’esprit, le désarroi nous mine :
● Quel est vraiment le problème ? Que nous reproche-t-on ?
● Que faut-il faire face à cette inaction : à quoi s’attendent nos interlocuteurs ?
● Combien de maillons de la chaîne attendent un pot de vin ?
● Le plaisir de l’abus de pouvoir justifie-t-il tout cela ?
● Bref : à quelle sauce devons-nous être dévorés ? Et pourquoi, pour... quoi ?
Se pose alors la question fondamentale : à quoi bon toutes nos idées, notre énergie créatrice et
entrepreneuriale, nos investissements qui ne sont pas inépuisables ?
Ces questions nous empêchent d’agir normalement et sereinement pour notre pays.
𝘾𝒐𝙢𝒎𝙚𝒏𝙩 𝙚𝒏𝙫𝒊𝙨𝒂𝙜𝒆𝙧 𝙣𝒐𝙩𝒓𝙚 𝙛𝒖𝙩𝒖𝙧 𝙙𝒂𝙣𝒔 𝒄𝙚 𝙘𝒉𝙖𝒐𝙨 ?
𝙇’𝙖𝒗𝙚𝒏𝙞𝒓 𝒅𝙚 “𝑶𝙧 𝙏𝒓𝙖𝒏𝙨𝒑𝙖𝒓𝙚𝒏𝙘𝒆”...
Si nous restons les bras croisés, le scénario le plus probable est le suivant :
● après expiration d’un certain nombre d’autres échéances qui ne dépendent pas forcément du
Ministère des Mines (ce serait si simple !), ce dernier nous répond… mais bien trop t**d.
● on invente une autre obligation, une autre visite de vérification quelconque, pour gagner encore du
temps avant de délivrer notre autorisation d’affinage… ou pourquoi pas un autre “arrêté” ?!
● … et pendant ce temps, à nous de faire l’impossible en faisant face à nos obligations financières :
loyer des locaux, surveillance, impôts et cabinet comptable…des dizaines de milliers de francs CFA
par mois. Il est encore et toujours impossible de recruter nos employés ni d’ouvrir la porte de
notre entreprise.
Sans autorisation d’affinage, le manque à gagner étant considérable, notre société finira rapidement par
faire faillite.
C’est évident et c'est déjà le cas.
Le piège réglementaire aura bel et bien fonctionné et, comme par magie, une autre société apparaîtra du
néant pour proposer nos services selon notre propre business plan.
𝘼𝒍𝙤𝒓𝙨, 𝒄𝙤𝒎𝙢𝒆𝙣𝒕 𝒄𝙤𝒏𝙩𝒓𝙚𝒄𝙖𝒓𝙧𝒆𝙧 𝙘𝒆𝙩𝒕𝙚 𝙛𝒊𝙣 𝙖𝒏𝙣𝒐𝙣𝒄𝙚́𝒆 𝒅𝙚 “𝑶𝙧 𝙏𝒓𝙖𝒏𝙨𝒑𝙖𝒓𝙚𝒏𝙘𝒆” ?
L’article 13 du Code des Mines est particulièrement intéressant dans ce contexte. Ainsi, le Ministère se fixe-
t-il “un délai maximum de quatre-vingt-dix jours francs [...] (pour instruire) des demandes d’attribution de
titres miniers, d’autorisation et d’agréments”.
Nous allons donc envisager les différentes suites légales à donner à ce silence du Ministère des Mines suite
à la présente tribune et notamment le recours administratif en référé. Nous allons étudier la jurisprudence en
la matière.
Nous pourrions tout aussi bien considérer que, le délai légal étant largement dépassé depuis la notification
de recevabilité de notre dossier et en l’absence de notification du rejet de notre demande, l’autorisation
d’affinage est donc accordée de facto, de sorte que nous pourrions ouvrir notre premier comptoir à notre
siège social.
Nous gardons aussi à l’esprit de procéder au démontage de nos équipements industriels devant les
caméras de la presse ivoirienne pour que l’opinion se rende compte des pertes que nous font endurer le
Ministère des Mines.
Quoi qu’il en soit, nous ne nous laisserons pas spolier et cette tribune marque que le début de nos actions a venir.
Nous refusons cet abus de droit patent.
𝙇𝒂 “𝙧𝒖𝙚́𝒆 𝒗𝙚𝒓𝙨 𝙡’𝙤𝒓”, 𝒄’𝒆𝙨𝒕 𝒑𝙤𝒖𝙧 𝙡𝒆𝙨 𝙖𝒖𝙩𝒓𝙚𝒔. 𝙋𝒐𝙪𝒓 𝒍𝙚𝒔 𝒄𝙪𝒑𝙞𝒅𝙚𝒔.
𝙉𝒐𝙩𝒓𝙚 𝙥𝒓𝙤𝒋𝙚𝒕 𝒆𝙨𝒕 𝒅𝙞𝒇𝙛𝒆́𝙧𝒆𝙣𝒕 : 𝒊𝙡 𝙚𝒔𝙩 𝙝𝒖𝙢𝒂𝙣𝒊𝙨𝒕𝙚. 𝑫𝙖𝒏𝙨 𝙪𝒏 𝒑𝙖𝒚𝙨 𝙦𝒖𝙞 𝙖 𝙗𝒆𝙨𝒐𝙞𝒏 𝒅’𝒆𝙣𝒕𝙧𝒆𝙥𝒓𝙞𝒔𝙚𝒔 𝒑𝙧𝒊𝙫𝒆́𝙚𝒔,
𝙙’𝙚𝒏𝙩𝒓𝙚𝒑𝙧𝒆𝙣𝒆𝙪𝒓𝙨 𝙥𝒐𝙪𝒓 𝒔𝙤𝒏 𝒅𝙚́𝒗𝙚𝒍𝙤𝒑𝙥𝒆𝙢𝒆𝙣𝒕. 𝘾𝒐𝙢𝒎𝙚 𝙡𝒆 𝒔𝙤𝒖𝙩𝒊𝙚𝒏𝙩 𝙡𝒆 𝒈𝙤𝒖𝙫𝒆𝙧𝒏𝙚𝒎𝙚𝒏𝙩 𝙚𝒏 𝒑𝙡𝒂𝙘𝒆… 𝙙𝒂𝙣𝒔 𝒍𝙚𝒔
𝒎𝙚́𝒅𝙞𝒂𝙨 𝙢𝒂𝙞𝒔 𝒎𝙖𝒍𝙝𝒆𝙪𝒓𝙚𝒖𝙨𝒆𝙢𝒆𝙣𝒕 𝒑𝙖𝒔 𝒅𝙖𝒏𝙨 𝙡𝒂 𝒓𝙚́𝒂𝙡𝒊𝙩𝒆́.
𝙇𝒆 𝒃𝙪𝒇𝙛𝒆𝙩 𝙖̀ 𝙫𝒐𝙡𝒐𝙣𝒕𝙚́ 𝙚𝒔𝙩 𝙨𝒆𝙧𝒗𝙞 !
La présidence et le gouvernement déroulent le tapis rouge pour les investisseurs dans notre pays. Qui en a
vraiment besoin.
C’est bien, c’est louable.
Les déclarations dithyrambiques se succèdent. Les lois, décrets et règlements sont publiés.
On bombe le torse. On affiche une belle unité politique. On pond de beaux textes qui convergent tous vers
le même but, du moins sur le papier ou dans les médias : la croissance partagée, la synergie, la
transparence. Oups, non, cette dernière est bien moins plébiscitée… serait-ce ça le hic ?
C’est la 𝒕𝙧𝒂𝙣𝒔𝙥𝒂𝙧𝒆𝙣𝒄𝙚 qui fait mal ?
Sachez donc que le buffet à volonté est servi. Mais c’est vous qui apportez à manger et à boire.
Vous, les entrepreneurs et entrepreneuses, étrangers ou Ivoiriens.
Vous êtes les bienvenu(e)s à table ! Mais vous réglez l’addition.
Avec dommages et intérêts.
D’ailleurs, peu ou pas de condition d’agrément ni de provenance : vous êtes tous les bienvenu(e)s pour
investir en Côte d’Ivoire !
Faites venir votre financement, et surtout 𝒗𝙤𝒔 𝒊𝙙𝒆́𝙚𝒔 𝒆𝙩 𝙗𝒖𝙨𝒊𝙣𝒆𝙨𝒔 𝒑𝙡𝒂𝙣𝒔 !
Il suffit de parcourir le site et les documents téléchargeables du CEPICI - Akwaba en Côte d'Ivoire, terre
d'investissements pour s’en convaincre. Pas besoin de rendez-vous, on peut se rendre sur place de 9h à
14h. Ce premier maillon de la chaîne est tout simplement… une réussite marketing.
Tout brille, tout est beau. C’est émouvant.
Mais combien de success stories affichées par le gouvernement ne sont que des fake news ou de la poudre
aux yeux ?
En fait, la condition sine qua non pour avoir la chance et le privilège de mordre la poussière de notre pays
est d’avoir une très bonne idée de business, des fonds et de vouloir l’implémenter en Côte d’Ivoire.
Si, en outre, l’idée est particulièrement novatrice et susceptible de générer des profits, c’est encore mieux !
𝙐𝒏 𝒔𝙞𝒈𝙣𝒂𝙡 𝙙’𝙖𝒍𝙖𝒓𝙢𝒆 !
AU SECOURS ! QUE SE PASSE-T-IL dans nos administrations ? QUE FONT-ELLES ?!
Où est l’intégrité requise pour SERVIR LE PEUPLE ?
Ce serait si beau si cela n’en était pas si ridicule, que de manier la langue de Molière pour organiser la
débandade, la dissolution de la responsabilité dans une espèce de construction réglementaire qui se veut
droite comme la justice et aboutit en réalité à la spoliation des créateurs et créatrices d’entreprises de ce
pays par des procédés aussi bas que la rétention d’informations, l’immobilité, l’incurie.
𝙌𝒖𝙖𝒏𝙙 𝙥𝒐𝙪𝒓𝙧𝒂-𝒕-𝒐𝙣 𝙤𝒖𝙫𝒓𝙞𝒓 𝒍𝙚𝒔 𝒚𝙚𝒖𝙭 𝙨𝒖𝙧 𝙘𝒆 𝒑𝙝𝒆́𝙣𝒐𝙢𝒆̀𝙣𝒆 𝒐𝙧𝒈𝙖𝒏𝙞𝒔𝙚́ ?
Nous sommes persuadés que notre cas n’est pas isolé.
En tout cas, une évidence s’impose à la suite de ces constats :
𝑵𝙤𝒖𝙨 𝙥𝒐𝙪𝒗𝙤𝒏𝙨 𝙡𝒆́𝙜𝒊𝙩𝒊𝙢𝒆𝙢𝒆𝙣𝒕 𝒄𝙧𝒂𝙞𝒏𝙙𝒓𝙚 𝙦𝒖𝙚 𝙡𝒆𝙨 𝙖𝒅𝙢𝒊𝙣𝒊𝙨𝒕𝙧𝒂𝙩𝒊𝙤𝒏𝙨 𝙣𝒐𝙪𝒔 𝒗𝙤𝒍𝙚𝒏𝙩 𝙥𝒖𝙧𝒆𝙢𝒆𝙣𝒕 𝒆𝙩 𝙨𝒊𝙢𝒑𝙡𝒆𝙢𝒆𝙣𝒕
𝒏𝙤𝒔 𝒑𝙧𝒐𝙟𝒆𝙩𝒔 𝒆𝙣𝒕𝙧𝒆𝙥𝒓𝙚𝒏𝙚𝒖𝙧𝒊𝙖𝒖𝙭 ?!
Et cela, nous ne pouvons l’admettre dans notre pays.
Chez “Or Transparence”, nous avons respecté les lois et règlements.
Nous avons effectué toutes les démarches légales en toute transparence.
Nous endurons la violence de certaines administrations.
Alors pourquoi celles et ceux qui les font s’y soustraient et, au final, volent leur propre pays ?
Bien d’autres victimes lésées par ce phénomène organisé de vol d’idées entrepreneuriales, la
commercialisation illicite des agréments par les agents des services publics et le scénario d’un abus de droit
se feront sans doute connaître après cette tribune. C’est notre souhait.
Parce que ça suffit.
𝑷𝙤𝒖𝙧 𝙦𝒖𝙚 𝙘𝒆𝙨𝒔𝙚 𝙡’𝙤𝒎𝙚𝒓𝙩𝒂 !
Ne croyez pas qu’il fût facile d’écrire ses lignes.
Nos vies sont à l’arrêt depuis cinq ans.
Nous sommes encore à terre, blessés, épuisés. Révoltés.
Mais… combatifs et dignes.
Car notre cause est juste et l’enjeu est vital : il s’agit ni plus ni moins que de la remise en cause du contrat
social passé entre l’ensemble des citoyens, ses responsables politiques et l’administration censée œuvrer
pour le bien commun.
Nous espérons que cette tribune suscitera un mouvement d’indignation générale parmi les entrepreneuses
et entrepreneurs, qui amorcera un changement réel.
Que ce silence assourdissant prenne fin.
Faute de quoi, les bonnes idées et les investisseurs ne viendront plus en Côte d’Ivoire.
Il est temps d’agir ! Maintenant.
"𝘼𝒗𝙖𝒏𝙩 𝙙'𝙖𝒓𝙧𝒊𝙫𝒆𝙧 𝙖̀ 𝘿𝒊𝙚𝒖, 𝙡𝒆𝙨 𝙨𝒂𝙞𝒏𝙩𝒔 𝒗𝙤𝒏𝙩 𝙩𝒆 𝒅𝙚́𝒗𝙤𝒓𝙚𝒓" - 𝙋𝒓𝙤𝒗𝙚𝒓𝙗𝒆 𝒓𝙤𝒖𝙢𝒂𝙞𝒏
À l’État, la charge de formuler une politique publique juste et sociale, de collecter l’impôt et de le redistribuer
pour améliorer les infrastructures, l’éducation et les autres priorités nationales. Et surtout, de créer les
conditions d’une concurrence et d’une émulation saines.
Aux entreprises et commerçants, le soin de créer de la valeur ajoutée et d’assumer leur rôle citoyen.
Les outils pour y parvenir sont à notre portée. Sachons nous en servir pour accompagner efficacement notre
marche vers le changement des pratiques irrationnelles et des mentalités incompatibles avec le nouveau
monde que nous appelons de tous nos vœux.
DECRET N° 2014-397 DU 25 JUIN 2014
DETERMINANT LES MODALITES D'APPLICATION DE LA LOI N°2014-138 DU 24 MARS 2014 PORTANT
CODE MINIER
Article 13: L'instruction des demandes d'attribution de titres miniers, d'autorisation et d'agréments
mentionnés dans le présent décret se fait dans un délai maximum de quatre-vingt-dix jours francs, à
compter de la date de recevabilité de la demande notifiée au demandeur.
PS: Nous tenons à disposition de toute personne intéressée le déroulé des événements ainsi que les
courriers et documents reçus par ces administrations qui sont (ne l’oublions pas) des actes publics.