21/04/2025
📍𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐥’𝐢𝐠𝐧𝐨𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐜𝐞 𝐧𝐨𝐬 𝐟𝐫𝐨𝐧𝐭𝐢è𝐫𝐞𝐬…
Il est 6h du matin à Yaoundé.
Un jeune gars marche, sa chemise froissée, le sac au dos.
Il va sur un chantier. Il ne sait pas trop quoi faire, mais on lui a dit de venir.
C’est son premier “stage”…
Un stage non payé, comme pour beaucoup. Mais il espère. Il croit encore.
À quelques kilomètres de là, une jeune fille entre dans une salle de classe.
On l’appelle “madame l’assistante”, mais personne ne l’écoute.
Ses idées ne comptent pas.
On ne voit que son corps.
Et pour elle aussi, c’est le premier jour.
Elle rêve juste de faire sa place. Sans compromis.
Leurs deux histoires n’ont rien d’exceptionnel.
Elles sont la norme.
C’est ça, le métier de géomètre aujourd’hui.
Pas celui qu’on te vend dans les brochures.
Le vrai. Le brut. Le décevant. Le dangereux.
On nous dit que c’est une voie d’avenir.
Mais on forme des jeunes avec du matériel des années 90.
On leur apprend des méthodes mortes, dans des classes où l’ordinateur est un luxe.
On leur promet l’or, on leur livre le béton fissuré.
Et puis, il y a les stages.
Les vrais faux stages.
Ceux où tu travailles comme un salarié,
mais où tu rentres chez toi avec 0 franc et une phrase en bouche :
« C’est l’expérience qui compte. »
Ceux qu’on appelle “sous-manguier”,
tu les croises dans les rues, dans les couloirs des services du cadastre.
Ils connaissent tout. Ils font tout.
Mais ils n’ont ni tampon, ni autorité, ni avenir clair.
Pas assez de relations. Pas assez de chance.
Ils survivent dans l’ombre pendant que d’autres, assis dans des bureaux, signent les plans qu’eux-mêmes ont levés sous le soleil.
Et puis il y a les diplômes…
Des promotions entières sortent chaque année,
sans emploi, sans réseau, sans perspective.
Le marché est saturé, verrouillé, asphyxié.
Tu as étudié, tu as souffert, et au final, tu vends des cartes à 5 000 FCFA au quartier.
Mais malgré tout ça, on continue de faire comme si tout allait bien.
Les écoles forment. Les parents orientent. Les institutions applaudissent.
Et les jeunes tombent, un par un.
Alors, j’ai pris la plume.
Parce que le silence est une trahison.
Parce qu’on ne peut plus regarder ailleurs.
Parce qu’il faut dire la vérité, même si elle dérange.
📚 Mon livre « La face cachée du métier de Géomètre-Topographe »
est une alerte. Un cri. Un miroir.
Pas pour choquer gratuitement.
Mais pour réveiller ceux qui croient encore, malgré tout, que ce métier mérite mieux.
🛑 Ce livre n’est pas pour les sensibles.
C’est pour ceux qui ont le courage d’ouvrir les yeux.
Et de se battre.
⏳ Sortie très bientôt.
📩 Si tu es déjà tombé dans un de ces pièges, laisse un commentaire.
🔁 Partage cette vérité. Elle sauvera peut-être une vocation.