08/04/2026
À propos des batteries solaires : 𝐑𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐝’𝐞𝐱𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐭𝐨𝐜𝐤𝐚𝐠𝐞 𝐚𝐮 𝐩𝐥𝐨𝐦𝐛 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐝’𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧.
Nous sommes en 2020 lorsque nous réalisons pour une première l’un de nos plus grands systèmes de stockage d’énergie solaire à base de batteries plomb carbone, une technologie encore peu répandue localement à cette époque. Deux semaines seulement après la mise en service, à 21h précises, nous recevons un appel urgent du client : 𝐥𝐞 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞 𝐬’𝐞𝐬𝐭 𝐚𝐫𝐫𝐞̂𝐭𝐞́.
L’incompréhension est totale.
L’installation était neuve, correctement dimensionnée, équipée d’un système de supervision à distance.
Aussitôt, toute l’équipe se connecte au portail de monitoring pour analyser la situation. Les données sont sans équivoque : juste avant l’arrêt, la charge appelée atteignait 2 905 W. Le pack de stockage disposait pourtant d’une capacité confortable de 56 kWh.
Mais pour des batteries nouvellement mises en service, cette demande s’apparentait à 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐬𝐞́𝐯𝐞̀𝐫𝐞, non prévue dans le profil de charge validé avec le client lors de l’étude initiale.
Peu après, la cause de l’arrêt devient évidente :
la tension globale du pack était tombée à 𝟯𝟳,𝟲 𝗩, atteignant le seuil de coupure dynamique de l’onduleur Phoenix.
Le système s’était donc mis en sécurité suite à une sous-tension.
Dès l’aube, nous étions sur site.
Instruction claire : isoler totalement le banc de batteries, attendre une heure, puis mesurer avec précision la tension individuelle de chaque batterie.
Au total : 𝟐𝟎 𝐛𝐚𝐭𝐭𝐞𝐫𝐢𝐞𝐬. Les premières mesures sont rassurantes :
𝟭𝟮,𝟱 𝗮̀ 𝟭𝟮,𝟲𝟱 𝗩… tout est normal.
Jusqu’à la dernière chaîne. Là, une batterie affiche 𝟯,𝟬𝟯 𝗩😒🙌 .
Pour une batterie 𝟭𝟮 𝗩, c’était une première pour nous.
Avant même d’alerter notre supérieur, nous tentons une récupération sur le terrain.
Charge personnalisée, courant limité à 𝟱 𝗔, 𝗽𝘂𝗶𝘀 𝟮 𝗔…
À chaque tentative, le même constat : tension à 𝟏𝟑,𝟐 𝐕 en fin de charge, puis chute brutale à 𝟖,𝟓 𝐕 30 minutes plus t**d.
La situation est claire : la batterie est gravement dégradée.
Nous rédigeons alors un rapport détaillé, photos à l’appui, et l’envoyons à notre supérieur.
45 minutes plus t**d, sa réponse tombe : un fichier technique qu'il à rédiger détaillant les mécanismes électrochimiques en jeu, avec deux hypothèses majeures : 𝗰𝗼𝗿𝗿𝗼𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗻𝗲 ou 𝘀𝘂𝗹𝗳𝗮𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘃𝗮𝗻𝗰𝗲́𝗲.
En confrontant la théorie aux mesures terrain, le diagnostic est posé : 𝐬𝐮𝐥𝐟𝐚𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞.
Deux méthodes de récupération sont proposées.
La première, très complexe et risquée, nécessitait une reprogrammation complète de l’algorithme de charge. Nous optons pour la seconde.
Après 𝟬𝟲 𝗷𝗼𝘂𝗿𝘀 de travail intensif, la batterie a pu être récupérée.
Cette expérience a marqué un tournant dans notre approche du stockage énergétique.
Elle nous a appris une chose essentielle :
𝐚𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧, 𝐨𝐮̀ 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞́𝐧𝐞𝐫𝐠𝐞́𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞, 𝐮𝐧 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞 𝐬𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐱𝐢𝐦𝐚𝐭𝐢𝐟. 𝐋𝐚 𝐟𝐢𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝’𝐮𝐧 𝐬𝐭𝐨𝐜𝐤𝐚𝐠𝐞 𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐩𝐞𝐧𝐝 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐭𝐲𝐩𝐞 𝐝𝐞 𝐛𝐚𝐭𝐭𝐞𝐫𝐢𝐞, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐬𝐮𝐫𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐬𝐮𝐢𝐯𝐢 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬.
Avez-vous déjà vécu une panne similaire sur une installation solaire ? alors mettez en commentaire 𝐒𝐔𝐈𝐓𝐄 ( pour qu'on vous décrive la méthode de récupération utiliser) !
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