07/05/2026
Souvenirs du futur
"Abysse cylindrique"
Je me suis souvent sentie aspirée par des couloirs sans fin,
des tunnels intérieurs où le regard tourne en rond
avant d’oser chercher la sortie.
Ici, l’abysse n’est pas une chute,
c’est une traversée.
Le plastoc sombre m’enveloppe,
froid, rugueux, honnête.
Il ne promet rien,
il m’accompagne.
Et au cœur de cette spirale,
la lumière insiste,
calme, précise,
comme un rappel discret :
il y a toujours un centre clair,
même quand tout semble tourner.
Je reconnais ce mouvement.
Celui des pensées qui s’enroulent,
des souvenirs qui reviennent par cercles,
jusqu’au moment où quelque chose s’aligne.
Alors l’abysse cesse d’être un vertige
et devient un passage.
Cette photo me parle de patience.
De confiance aussi.
Avancer sans voir encore la fin,
mais sentir qu’elle existe.
L’abîme, ici, ne m’engloutit pas :
il me guide.
Et je comprends que descendre
n’est pas toujours perdre pied.
Parfois, c’est la seule façon
de trouver une lumière
plus juste, plus profonde,
et pleinement mienne.