La page " Les Gueules Noires "rend hommage à tous les mineurs de fond qui ont travaillés dans des mines de charbon au péril de leur vie... Nous avons écrit deux livres à commander sur Amazon: https://www.amazon.fr/dp/1790632617
https://amzn.eu/d/0091gLYW Les Gueules noires est le nom donné aux mineurs de charbon, Les mineurs remontaient du fond le visage noirci par la poussière de charbon, d'où le
surnom de "Gueules Noires" qui représente une communauté unies à travers le monde entier. Cette page rend hommage à tous les mineurs de fond qui ont travaillés à plus de mille mètres sous terre au péril de leur vie...
Le travail du mineur de fond est un des plus pénible et des plus dangereux qu'il soit. Origine des photos & des commentaires postées sur la page:
- Les Gueules Noires,
- De Charbonnage de France
- Google,
- Wikipédia
- Les Chevalements Lorrains
(P.Guiollard, T. Nous nous excusons de ne pas mentionner l'auteur de certaines photos, pour la simple raison que nous le savons pas! Bien entendu au fur et à mesure que la mécanisation et le progrès technique arrivaient sur les chantiers, le travail du mineur devenait un peu moins pénible mais malheureusement, malgré les moyens mis en œuvre pour sécuriser les chantiers, le danger restait omniprésent. Les accidents graves ou mortels individuels restent un souvenir douloureux gravé à jamais dans la mémoire des mineurs et de leurs familles. Mais lorsqu’il s’agit de catastrophes entraînant dans la mort des équipes entières, ces dernières prennent des dimensions tragiques. Ci-après, une liste chronologique non exhaustive de catastrophes minières qui ont frappé le bassin houiller lorrain au cours du 20ème siècle. Vendredi 15 mars 1907
Puits Vuillemin (Petite-Rosselle) : Suite à une explosion de grisou, on dénombre 83 morts. Vendredi 3 janvier 1919
Puits Sainte-Fontaine (St Avold) : Une explosion de grisou suivie d'un coup de poussières coûta la vie à 36 personnes. Jeudi 26 mars 1925
Puits Reumaux (Merlebach) : Suite à une défaillance de la machine d'extraction, la cage fait une chute au fond du puits avec à son bord 79 mineurs. On dénombre 53 morts et 28 blessés graves. Dimanche 15 septembre 1929
St Charles (Petite-Rosselle) : Le 15 septembre à 3h45 du matin, un fût de benzol de 200 litres destiné à l'alimentation des locotracteurs du fond tombe (suite à une fausse manoeuvre) dans le puits St Charles 2. L'explosion engendrée par sa chute coûta la vie à 3 personnes. Lundi 16 septembre 1929
Puits St Charles (Petite-Rosselle) : Lors de travaux de réparation des ventilateurs du puits St Charles 2, (suite à l'accident qui coûta la vie à 3 personnes la veille) des remontées subites de grisou à teneur explosive se produisent. Avant que l'ingénieur de service ne puisse donner l'alerte, une violente explosion ravagea les têtes des puits et les salles de ventilateurs, tuant 23 personnes et en blessant 21 autres. Samedi 2 septembre 1933
Carrière de Merlebach (Merlebach) : Un accident de tir à l'explosif dans la carrière de Merlebach coûta la vie à 4 personnes et en blessa 11 autres. Mardi 27 juillet 1937
Puits St Joseph (Petite-Rosselle) : L'explosion d'une chaudière au jour coûta la vie à 7 personnes et en blessa 3 autres. Lors de cet accident, le chevalement du puits fut partiellement détruit. Vendredi 10 septembre 1943
Puits Vuillemin (Petite-Rosselle) : Un éboulement coûta la vie à 5 personnes. Mardi 10 avril 1945
Puits La Houve (Creutzwald) : Un éboulement coûta la vie à 4 personnes. Samedi 10 janvier 1948
Puits Vuillemin (Petite-Rosselle) : Coup de grisou en veine 12B à l'étage -600. On dénombre 23 morts. Lundi 13 décembre 1954
Puits Simon 3 (Forbach) : Coup de grisou en veine J à l'étage -340. On dénombre 8 morts. Vendredi 21 novembre 1958
Puits Vuillemin (Petite-Rosselle) : Coup de grisou en veine G à l'étage -364. On dénombre 12 morts. Mardi 10 février 1959
Puits St Charles (Petite-Rosselle) : Coup de grisou le jour du mardi gras, dans un montage en veine 17B. On dénombre 5 morts. Jeudi 5 mars 1959
Puits de Faulquemont (Créhange) : Un accident de tir à l'explosif coûta la vie à 3 personnes. Vendredi 29 mai 1959
Puits Sainte-Fontaine (St Avold) : Coup de poussières en veine D à l'étage -660. On dénombre 26 morts. Mardi 1er août 1961
Puits Sainte-Fontaine (St Avold) : Un éboulement coûta la vie à 8 mineurs. Vendredi 30 septembre 1966
Puits Reumaux (Merlebach) : Un éboulement coûta la vie à 3 mineurs. Lundi 23 septembre 1968
Puits Sainte-Fontaine (St Avold) : 3 mineurs meurent par asphyxie. Jeudi 30 septembre 1976
Puits Vouters (Merlebach) : Un feu se déclare à la base du montage de la veine 2A à l'étage -1036. Des sauveteurs appelés sur les lieux entreprennent en collaboration avec des agents du siège, la fermeture du chantier en question lorsqu'une violente explosion survint. Elle coûta la vie à 16 personnes. Lundi 25 février 1985
Puits Simon (Forbach) : Un coup de grisou relayé par un coup de poussières coûta la vie à 19 personnes travaillant dans le montage de la veine 18 à l'étage -1050. 3 autres mineurs moururent intoxiqués par les fumées dans les chantiers en aval portant le nombre de tués à 22. Ce lourd bilan ne représente hélas que la partie émergée de l'iceberg. En effet, il ne faut pas oublier le nombre démesuré de victimes d'accidents individuels, ceux qui ont porté ou qui portent encore aujourd'hui les traces d'accidents graves, ni toutes les personnes qui ont incontestablement sacrifié leur santé dans ce combat pour le charbon. La plus grande catastrophe minière française eu lieu à Courrières dans le nord Pas-de-Calais le samedi 10 mars 1906. Un coup de grisou survenu en veine Cécile à la fosse N°3, ravagea les puits 2, 3, 4 et 11 dans lesquels 1500 mineurs étaient descendus. Cette catastrophe fit 1099 victimes et restera la plus meurtrière qu'ai connue la France. A noter que la Chine connut en 1942 une tragédie minière dont le bilan s'éleva à 1549 tués. (lire moins)