15/05/2026
Après la batterie et la recharge, les constructeurs chinois ont choisi leur prochain terrain : le châssis.
BYD a lancé l'arc début 2025 — la Yangwang U9 sautant un nid-de-poule de 6 mètres à 120 km/h avec DiSus-X, sa suspension active air-hydraulique. Un exploit de supercar. Aujourd'hui, BYD, Huawei Aito et Li Auto font des démonstrations de conduite à trois roues sur des SUV de série. Même principe, application grand public.
La régulation suit en parallèle. La nouvelle norme nationale GB 17675-2025 supprime l'obligation de liaison mécanique de direction — effective le 1er juillet 2026 — ouvrant la voie à une intégration châssis entièrement intelligente.
Li Xiang, fondateur de Li Auto, ce mois-ci : la technologie châssis "pourrait être le dernier point faible freinant la domination mondiale des constructeurs chinois."
La plateforme EV explique l'accélération : moins de contraintes mécaniques qu'un moteur thermique rend la suspension entièrement active moins coûteuse à intégrer. Les constructeurs occidentaux avaient la suspension active en premier. Les Chinois ont l'architecture pour la déployer plus vite.
Le confort sur mauvaise route, c'est la démo. La dynamique à 120 km/h, c'est le vrai test.
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