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04/11/2022

Vendredi 04 novembre 2022

Le Morning Zapping de

MARC
FIORENTINO


OMG !

Oh My God !
Même Churchill aurait eu des sueurs froides en lisant les prévisions de la Banque d'Angleterre !
Des prévisions apocalyptiques pour l'économie britannique.
Explications.



OH MY GOD !

Comme anticipé, la Bank of England a relevé ses taux d'intérêt de 0.75%.
La plus forte hausse de taux depuis 30 ans.
Avec des taux au plus haut depuis 2008.
Mais la Bank of England, dans un exercice assez rare, a commenté les anticipations de taux du marché.

ET ELLE A INDIQUÉ...
..qu'elle continuerait à relever ses taux, éventuellement, mais qu'elle les relèverait moins que ce que le marché anticipe.
Le marché anticipe des taux à 5.25% alors qu'ils ne sont pour l'instant qu'à 3%, et la BOE a clairement confirmé qu'elle n'irait pas jusque-là.
Cette annonce aurait dû être une bonne nouvelle donc.
Mais attendez la suite...

C'EST LÀ QUE ÇA DEVIENT SCARY

Si la BOE ne prévoit pas de relever ses taux à des niveaux aussi élevés, c'est pour une raison simple.
Elle anticipe une récession.
Pas une récession légère.
Non, une récession profonde.
Et durable.

SI LES TAUX RESTENT À CE NIVEAU

La Bank of England anticipe donc que :
- l'inflation va chuter d'un pic de 10.9% à 5.6% fin 2023, à 2.2% fin 2024 et en dessous de 2% en 2025.
- l'économie va enchaîner huit trimestres de récession.

POURQUOI CE QUE DIT LA BANK OF ENGLAND EST INTÉRESSANT ?

C'est la première fois qu'une Banque centrale se mouille et dit exactement ce que nous vous avons présenté dans nos anticipations .
Pour la Bank of England, comme pour nous, l'économie va s'autoréguler. La hausse des prix de l'énergie, l'inflation et la hausse des taux des Banques centrales vont provoquer une chute de la consommation des ménages et des investissements des entreprises. Et donc une récession, et donc une rechute de l'inflation à des niveaux "normaux" en 2024.
Mais la récession sera plus brutale en Grande-Bretagne qu'aux États-Unis, et probablement qu'en zone euro.

À part ça ? Quoi de neuf ?

DANS LA SÉRIE...
..des nouvelles pour nous faire peur : l'Agence Internationale de l’Énergie a tiré la sonnette d'alarme.
Il y a certes trop de gaz actuellement, car nous avons surstocké et que le temps est clément, mais nous manquerons de gaz en 2023.
Et ils nous font déjà flipper pour l'hiver 2023.
On nous avait dit la même chose pour l'hiver 2022.
Espérons qu'ils se plantent à nouveau.

L'AUTRE SÉRIE

Celle-ci, nous allons la suivre avec beaucoup d'attention.
La série Twitter.
Il y a un rebondissement tous les jours.
Musk va donc virer la moitié des effectifs.
Dès hier soir, il a bloqué l'accès des employés à leurs emails.
Et aujourd'hui à 9h, heure de San Francisco, la société va annoncer qui sera viré et, pour "éviter tout trouble", la société va fermer ses bureaux temporairement et déconnecter les badges d'accès.
Et hier, une class action a déjà été lancée contre Twitter pour licenciements abusifs.
Bonne ambiance.

INCOMPRÉHENSIBLE

La position de l'Europe sur la voiture électrique.
Et l'interview de Thierry Breton, le Commissaire européen au Marché intérieur (l'ex-patron d'Atos, no comment) illustre bien l'incohérence totale de la position européenne.
Breton confirme qu'il reste 13 ans pour arrêter de vendre des voitures thermiques, mais que ça va être compliqué, pour les consommateurs et pour les constructeurs européens...
Alors que cette décision condamne les constructeurs européens à être submergés par les constructeurs chinois, Thierry Breton demande quand même aux constructeurs européens de ne pas renoncer à la production de véhicules thermiques car la demande restera forte.
Allez comprendre...
Je plains nos constructeurs nationaux.
Et une fois de plus, l'Europe va être victime de sa sinobéatitude.
C'est triste.

UNE EMISSION TELLEMENT EXCEPTIONNELLE…

…qu’on la rediffuse.
Sur BFM Business, ce soir à 20h, en replay samedi à 11h et 21h, et dimanche à 8h, vous pourrez voir ou revoir notre émission de la semaine dernière.
Un mot : comeback
Une question : la France est-elle isolée au sein de l'Europe ?
Un chiffre : 0.75% de hausse des taux par la BCE
Où vont les marchés ?
La question d'argent : les rallyes de fin d'année existent-ils ?
Le Top 3 des gérants
Les actions à acheter ou à vendre.
Avec nos Jedis de l'économie et de la finance : Léa Dunand-Chatellet de DNCA Finance, Jérôme Fauvel de Française AM, Michel Ruimy de Lévy Capital Partners et l'immense Benaouda Abdeddaïm.
À ne pas manquer.

DU CÔTÉ DES MARCHÉS

Par Dorian Abadie, Analyste Bourse.
Les grands indices boursiers ont limité la casse hier, suite à la conférence de presse de Jerome Powell. Le CAC40 n’a cédé “que” 0,54% et ouvre en rebond de 0,85% ce vendredi, à 6 296 points (+0,43% sur la semaine). Ce matin, les PMI services européens seront dévoilés pour le mois d’octobre. Deux jours après leurs équivalents industriels qui ont confirmé le ralentissement de l’activité sur le Vieux Continent, le secteur tertiaire passera au crible. Là aussi, une contraction de l’activité est attendue en zone euro mais la France devrait faire exception selon les économistes sondés. Et comme tous les premiers vendredis de chaque mois, l’après-midi sera marquée par la publication du rapport mensuel sur l’emploi américain, à 13h30. Quant aux rapports trimestriels des entreprises : Société Générale, ALD et Spie passeront sur le gril.
La Bourse de Tokyo cède 1,68% ce matin, à 27 200 points.
Le baril de pétrole Brent s'échange à 96,5 $ (+1,15% sur 24h).
L'once d'or se négocie à 1 644,6 $ (+0,68%).
L'euro/dollar évolue à 0,976 $ (+0,08%).

J-5

Il ne reste que 5 jours pour souscrire au dernier produit de notre gamme « M Ambition ».
Un gain de 10% par an versé sous conditions en contrepartie d’un risque de perte en capital et d’une durée de blocage maximale de 10 ans.
Ce produit permet d’investir sur un indice boursier, mais avec une protection supplémentaire : une protection partielle du capital à l’échéance (10 ans) si l’indice n’a pas baissé de plus de 50%. Si la baisse est supérieure à 50%, l’investisseur encaisse une perte équivalente à la baisse de l’indice.
L’échéance maximale est de 10 ans mais le produit peut clôturer bien avant. Au bout d’un an, puis tous les semestres jusqu’à l’échéance, le capital peut être remboursé avec un gain de 5%* par semestre écoulé, si l’indice n’est pas en baisse de plus de 7%.
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ON S'EN FOUT ?

La COP 27 s'ouvre ce dimanche en Égypte, à Charm el-Cheikh, 30 000 participants et beaucoup d'émissions de CO2 donc ; 85.5% d'inflation en Turquie en octobre, chiffre officiel, 185.5% selon les manifestants ; Le prix Goncourt a été attribué à Brigitte Giraud ; "Inside Man", mini-série de 4 épisodes sur Netflix, addictive ; Picsou fête ses 75 ans ; une étude Ifo/Le Bon Coin confirme l'attrait des Français pour les communes de moins de 20 000 habitants, principalement en Rhône-Alpes, en PACA et dans le Grand Ouest ; Zemmour passe devant la justice aujourd'hui pour avoir proposé en 2018 chez Ardisson de rebaptiser Hapsatou Sy "Corinne" ; La bonne nouvelle du jour : "Céline Dion est en train de se remettre", vous pourrez la voir à Paris en septembre 2023 ; l'autre bonne nouvelle : Christine Lagarde déclare "la récession ne sera pas suffisante pour contenir l'inflation", elle s'est régulièrement trompée et ce sera le cas une fois de plus ; Selon BFM, nous allons manquer d'endives du fait du coût énergétique de leur stockage, quelle période ; Je vous souhaite quand même un excellent week-end ; Suivez-moi sur twitter et linkedin en cliquant sur les liens

31/10/2022

Lundi 31 octobre 2022
L'attente

Les investisseurs l'attendent.
Les marchés l'attendent.
Les Banques centrales l'attendent.
Les gouvernements l'attendent.
Les entreprises l'attendent.
Les ménages aussi l'attendent.
Fébrilement.
Nous attendons tous le recul de l'inflation.

L'INFLATION

est, encore et toujours, le facteur essentiel pour l'économie et pour les marchés.
Elle devrait commencer à glisser.
Mais elle tarde à le faire.
Plus l'attente dure et plus l'inquiétude grandit à nouveau.
Et plus les économistes, les Banques centrales et les investisseurs se demandent quand cela va enfin se produire.

CAR TOUT DÉPEND DE L'INFLATION

aujourd'hui.
Tant que l'inflation ne décrochera pas, les Banques centrales continueront à monter leurs taux d'intérêt.
Et les taux d'emprunt à long terme continueront à augmenter.
Le pouvoir d'achat à baisser.
La consommation à s'effriter.
Et la croissance à chuter.

LES FACTEURS DE BAISSE

de l'inflation sont pourtant là.
La baisse du pétrole de plus de 30% par rapport à son niveau le plus haut de l'année.
La baisse du gaz de plus de 50% par rapport à son niveau le plus haut de l'année.
Deux facteurs essentiels d'inflation, surtout en Europe.

AUTRES FACTEURS

qui doivent peser à la baisse sur l'inflation :
- La hausse des taux d'intérêt par les Banques centrales, surtout aux US et en Grande-Bretagne
- Le ralentissement sensible de la croissance
- Le début de décrochage de l'immobilier, surtout aux US et dans les pays où la bulle immobilière était spectaculaire comme en Nouvelle-Zélande ou en Australie.

ALORS POURQUOI L'INFLATION NE DECROCHE-T-ELLE TOUJOURS PAS ?

Pour le Wall Street Journal, l'explication est simple : la hausse des prix n'a pas l'impact brutal et habituel sur la consommation des ménages, ni sur l'investissement des entreprises, car les ménages et les entreprises ont encore un stock d'épargne et de trésorerie record accumulé avec les aides Covid et les plans de soutien. C'est particulièrement vrai en France où l'épargne des ménages est repartie à la hausse.
Pour The Economist, c'est plutôt de la faute des États qui continuent à apporter un soutien massif aux ménages et aux entreprises, un soutien qui alimente l'inflation.
Une fois de plus, c'est particulièrement vrai en France avec le bouclier tarifaire et autres aides contre l'inflation, pour tous.
Les États viennent donc ici annuler partiellement le travail des Banques centrales.

NOUS SOMMES D'ACCORD

avec le WSJ et The Economist, mais nous pensons aussi que le recul de l'inflation est tout simplement plus lent à se mettre en place et qu'il faut être patient.
L'inflation va décrocher.
Ce n'est pas une question de si mais une question de quand.
ET elle devrait décrocher dans les trois à quatre mois qui viennent.

MAIS LE VRAI SUJET

n'est pas de savoir si l'inflation va décrocher, elle va décrocher, mais à quel niveau va-t-elle se stabiliser et quand va-t-elle revenir à des niveaux avec lesquels nous pouvons fonctionner normalement, soit environ 3% aux US et 2% en Europe.
Et là ça se complique un peu.

CAR...
..la guerre en Ukraine continue à alimenter la pression sur les prix.
On l'a vu ce week-end avec la décision russe d'empêcher à nouveau les exportations de céréales à partir d'Ukraine.
Car la pression à la hausse sur les salaires s'amplifie du fait que l'inflation ne décroche pas.
Car plus le temps passe, et plus on s'installe dans des comportements inflationnistes et on alimente la spirale inflationniste.
Nous suivons évidemment cela de très près pour vous.

A PART CA ? QUOI DE NEUF ?

ENCORE UN PAYS COUPÉ EN DEUX

Alors que les midterms américains, dans une semaine, vont renforcer l'image d'un pays au bord de la récession, alors que The Economist explique dans un dossier remarquable que l'Inde est totalement coupée en deux, entre l'Inde "riche" du sud et l'Inde "pauvre" du nord, le résultat des élections au Brésil consacre certes le retour de Lula à la direction du pays mais avec un score médiocre et nettement inférieur à celui anticipé par les sondages.
50.9% contre 49.1%.
Et un Congrès totalement divisé.
Un pays ingouvernable donc.
Un pays coupé en deux.
Encore un.

NEIN

Décidément l'Allemagne a vraiment décidé de faire cavalier seul.
Et de ne plus servir de bouclier naturel aux autres États membres de l'Union européenne.
Elle ne veut pas d'un emprunt commun pour financer les plans de soutien nationaux contre la hausse des coûts énergétiques.
Le Ministre des Finances a déclaré que cela coûtera moins cher si chaque pays emprunte individuellement.
Bonne ambiance.

REVOIR C'EST VOTRE ARGENT

Un mot : comeback
Une question : la France est-elle isolée au sein de l'Europe ?
Un chiffre : 0.75% de hausse des taux par la BCE
Où vont les marchés?
La question d'argent : les rallyes de fin d'année existent-ils?
Le Top 3 des gérants
Les actions à acheter ou à vendre.
Avec nos Jedis de l'économie et de la finance: Léa Dunand-Chatellet de DNCA Finance, Jérôme Fauvel de la Française AM, Michel Ruimy de Lévy de Capital Partners et l'immense Benaouda Abdeddaïm.
À ne pas manquer.
Pour voir le replay de l'émission : cliquez ici

DU COTÉ DES MARCHÉS

Par Dorian Abadie, Analyste Bourse.
Vendredi soir, le CAC40 signait l’une de ses meilleures semaines du second semestre avec un gain hebdomadaire de 4%. Même son de cloche à Wall Street pour le S&P500 qui a progressé d’environ 2,50% pour la seule séance de vendredi. Cette hausse est fragile mais se maintient ce matin sur les principaux indices boursiers, avec un petit gain de 0,12% à 6 280 points pour le CAC à l'ouverture. Toute l’attention semble déjà focalisée sur la réunion de la Fed et la hausse des taux qui sera annoncée mercredi soir. Un relèvement de 75 points de base du taux directeur américain est très largement attendu mais les investisseurs espèrent également dénicher des indications sur le rythme et l’ampleur des prochaines hausses. L’autre grand temps fort de la semaine aura lieu vendredi, avec la publication du traditionnel rapport mensuel sur l’emploi américain. À suivre...
La Bourse de Tokyo clôture en hausse (+1,78% à 27 587 points).
Le baril de pétrole Brent s'échange à 95,2 $ (-1,10%).
L'once d'or se négocie à 1 642,2 $ (-0,04%).
L'euro/dollar évolue à 0,993 $ (-0,32%).

ON S'EN FOUT ?

Et de 3, troisième motion de censure de l'opposition de gauche aujourd'hui, mais cette fois LFI sera seule, le PS, le PC et les écologistes trouvent tout de même que trop de motion de censure tue la motion de censure; Demain le Danemark retourne aux urnes après des élections anticipées dues à la décision, jugée illégale, de la Première Ministre de faire tuer 16 millions de visons suspectés de propager le Covid; La Pologne a choisi un Américain, Westinghouse, pour la construction de sa première centrale nucléaire, pas EDF, étonnant alors qu'EDF livre toujours ses centrales nucléaires sans aucun re**rd....; Zut on va aussi avoir des pénuries d'oeufs à cause de la grippe aviaire; On va avoir une nouvelle ZAD à Sainte-Soline, sous les applaudissements de Sandrine Rousseau; Pour Retailleau "la marque LR est morte"; Ce soir n'oubliez pas de faire peur autour de vous; +3.5° d'écart en octobre avec les moyennes de saison; Laurent Berger, CFDT : "Le report à 65 ans ou 64 ans, c'est non" ; Suivez-moi sur twitter et linkedin en cliquant sur les liens.

Voilà c'est tout ! Bonne journée
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Lundi 31 octobre 2022
L'attente

Les investisseurs l'attendent.
Les marchés l'attendent.
Les Banques centrales l'attendent.
Les gouvernements l'attendent.
Les entreprises l'attendent.
Les ménages aussi l'attendent.
Fébrilement.
Nous attendons tous le recul de l'inflation.

L'INFLATION

est, encore et toujours, le facteur essentiel pour l'économie et pour les marchés.
Elle devrait commencer à glisser.
Mais elle tarde à le faire.
Plus l'attente dure et plus l'inquiétude grandit à nouveau.
Et plus les économistes, les Banques centrales et les investisseurs se demandent quand cela va enfin se produire.

CAR TOUT DÉPEND DE L'INFLATION

aujourd'hui.
Tant que l'inflation ne décrochera pas, les Banques centrales continueront à monter leurs taux d'intérêt.
Et les taux d'emprunt à long terme continueront à augmenter.
Le pouvoir d'achat à baisser.
La consommation à s'effriter.
Et la croissance à chuter.

LES FACTEURS DE BAISSE

de l'inflation sont pourtant là.
La baisse du pétrole de plus de 30% par rapport à son niveau le plus haut de l'année.
La baisse du gaz de plus de 50% par rapport à son niveau le plus haut de l'année.
Deux facteurs essentiels d'inflation, surtout en Europe.

AUTRES FACTEURS

qui doivent peser à la baisse sur l'inflation :
- La hausse des taux d'intérêt par les Banques centrales, surtout aux US et en Grande-Bretagne
- Le ralentissement sensible de la croissance
- Le début de décrochage de l'immobilier, surtout aux US et dans les pays où la bulle immobilière était spectaculaire comme en Nouvelle-Zélande ou en Australie.

ALORS POURQUOI L'INFLATION NE DECROCHE-T-ELLE TOUJOURS PAS ?

Pour le Wall Street Journal, l'explication est simple : la hausse des prix n'a pas l'impact brutal et habituel sur la consommation des ménages, ni sur l'investissement des entreprises, car les ménages et les entreprises ont encore un stock d'épargne et de trésorerie record accumulé avec les aides Covid et les plans de soutien. C'est particulièrement vrai en France où l'épargne des ménages est repartie à la hausse.
Pour The Economist, c'est plutôt de la faute des États qui continuent à apporter un soutien massif aux ménages et aux entreprises, un soutien qui alimente l'inflation.
Une fois de plus, c'est particulièrement vrai en France avec le bouclier tarifaire et autres aides contre l'inflation, pour tous.
Les États viennent donc ici annuler partiellement le travail des Banques centrales.

NOUS SOMMES D'ACCORD

avec le WSJ et The Economist, mais nous pensons aussi que le recul de l'inflation est tout simplement plus lent à se mettre en place et qu'il faut être patient.
L'inflation va décrocher.
Ce n'est pas une question de si mais une question de quand.
ET elle devrait décrocher dans les trois à quatre mois qui viennent.

MAIS LE VRAI SUJET

n'est pas de savoir si l'inflation va décrocher, elle va décrocher, mais à quel niveau va-t-elle se stabiliser et quand va-t-elle revenir à des niveaux avec lesquels nous pouvons fonctionner normalement, soit environ 3% aux US et 2% en Europe.
Et là ça se complique un peu.

CAR...
..la guerre en Ukraine continue à alimenter la pression sur les prix.
On l'a vu ce week-end avec la décision russe d'empêcher à nouveau les exportations de céréales à partir d'Ukraine.
Car la pression à la hausse sur les salaires s'amplifie du fait que l'inflation ne décroche pas.
Car plus le temps passe, et plus on s'installe dans des comportements inflationnistes et on alimente la spirale inflationniste.
Nous suivons évidemment cela de très près pour vous.

A PART CA ? QUOI DE NEUF ?

ENCORE UN PAYS COUPÉ EN DEUX

Alors que les midterms américains, dans une semaine, vont renforcer l'image d'un pays au bord de la récession, alors que The Economist explique dans un dossier remarquable que l'Inde est totalement coupée en deux, entre l'Inde "riche" du sud et l'Inde "pauvre" du nord, le résultat des élections au Brésil consacre certes le retour de Lula à la direction du pays mais avec un score médiocre et nettement inférieur à celui anticipé par les sondages.
50.9% contre 49.1%.
Et un Congrès totalement divisé.
Un pays ingouvernable donc.
Un pays coupé en deux.
Encore un.

NEIN

Décidément l'Allemagne a vraiment décidé de faire cavalier seul.
Et de ne plus servir de bouclier naturel aux autres États membres de l'Union européenne.
Elle ne veut pas d'un emprunt commun pour financer les plans de soutien nationaux contre la hausse des coûts énergétiques.
Le Ministre des Finances a déclaré que cela coûtera moins cher si chaque pays emprunte individuellement.
Bonne ambiance.

REVOIR C'EST VOTRE ARGENT

Un mot : comeback
Une question : la France est-elle isolée au sein de l'Europe ?
Un chiffre : 0.75% de hausse des taux par la BCE
Où vont les marchés?
La question d'argent : les rallyes de fin d'année existent-ils?
Le Top 3 des gérants
Les actions à acheter ou à vendre.
Avec nos Jedis de l'économie et de la finance: Léa Dunand-Chatellet de DNCA Finance, Jérôme Fauvel de la Française AM, Michel Ruimy de Lévy de Capital Partners et l'immense Benaouda Abdeddaïm.
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DU COTÉ DES MARCHÉS

Par Dorian Abadie, Analyste Bourse.
Vendredi soir, le CAC40 signait l’une de ses meilleures semaines du second semestre avec un gain hebdomadaire de 4%. Même son de cloche à Wall Street pour le S&P500 qui a progressé d’environ 2,50% pour la seule séance de vendredi. Cette hausse est fragile mais se maintient ce matin sur les principaux indices boursiers, avec un petit gain de 0,12% à 6 280 points pour le CAC à l'ouverture. Toute l’attention semble déjà focalisée sur la réunion de la Fed et la hausse des taux qui sera annoncée mercredi soir. Un relèvement de 75 points de base du taux directeur américain est très largement attendu mais les investisseurs espèrent également dénicher des indications sur le rythme et l’ampleur des prochaines hausses. L’autre grand temps fort de la semaine aura lieu vendredi, avec la publication du traditionnel rapport mensuel sur l’emploi américain. À suivre...
La Bourse de Tokyo clôture en hausse (+1,78% à 27 587 points).
Le baril de pétrole Brent s'échange à 95,2 $ (-1,10%).
L'once d'or se négocie à 1 642,2 $ (-0,04%).
L'euro/dollar évolue à 0,993 $ (-0,32%).

ON S'EN FOUT ?

Et de 3, troisième motion de censure de l'opposition de gauche aujourd'hui, mais cette fois LFI sera seule, le PS, le PC et les écologistes trouvent tout de même que trop de motion de censure tue la motion de censure; Demain le Danemark retourne aux urnes après des élections anticipées dues à la décision, jugée illégale, de la Première Ministre de faire tuer 16 millions de visons suspectés de propager le Covid; La Pologne a choisi un Américain, Westinghouse, pour la construction de sa première centrale nucléaire, pas EDF, étonnant alors qu'EDF livre toujours ses centrales nucléaires sans aucun re**rd....; Zut on va aussi avoir des pénuries d'oeufs à cause de la grippe aviaire; On va avoir une nouvelle ZAD à Sainte-Soline, sous les applaudissements de Sandrine Rousseau; Pour Retailleau "la marque LR est morte"; Ce soir n'oubliez pas de faire peur autour de vous; +3.5° d'écart en octobre avec les moyennes de saison; Laurent Berger, CFDT : "Le report à 65 ans ou 64 ans, c'est non" ; Suivez-moi sur twitter et linkedin en cliquant sur les liens.

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L'attente

Les investisseurs l'attendent.
Les marchés l'attendent.
Les Banques centrales l'attendent.
Les gouvernements l'attendent.
Les entreprises l'attendent.
Les ménages aussi l'attendent.
Fébrilement.
Nous attendons tous le recul de l'inflation.

L'INFLATION

est, encore et toujours, le facteur essentiel pour l'économie et pour les marchés.
Elle devrait commencer à glisser.
Mais elle tarde à le faire.
Plus l'attente dure et plus l'inquiétude grandit à nouveau.
Et plus les économistes, les Banques centrales et les investisseurs se demandent quand cela va enfin se produire.

CAR TOUT DÉPEND DE L'INFLATION

aujourd'hui.
Tant que l'inflation ne décrochera pas, les Banques centrales continueront à monter leurs taux d'intérêt.
Et les taux d'emprunt à long terme continueront à augmenter.
Le pouvoir d'achat à baisser.
La consommation à s'effriter.
Et la croissance à chuter.

LES FACTEURS DE BAISSE

de l'inflation sont pourtant là.
La baisse du pétrole de plus de 30% par rapport à son niveau le plus haut de l'année.
La baisse du gaz de plus de 50% par rapport à son niveau le plus haut de l'année.
Deux facteurs essentiels d'inflation, surtout en Europe.

AUTRES FACTEURS

qui doivent peser à la baisse sur l'inflation :
- La hausse des taux d'intérêt par les Banques centrales, surtout aux US et en Grande-Bretagne
- Le ralentissement sensible de la croissance
- Le début de décrochage de l'immobilier, surtout aux US et dans les pays où la bulle immobilière était spectaculaire comme en Nouvelle-Zélande ou en Australie.

ALORS POURQUOI L'INFLATION NE DECROCHE-T-ELLE TOUJOURS PAS ?

Pour le Wall Street Journal, l'explication est simple : la hausse des prix n'a pas l'impact brutal et habituel sur la consommation des ménages, ni sur l'investissement des entreprises, car les ménages et les entreprises ont encore un stock d'épargne et de trésorerie record accumulé avec les aides Covid et les plans de soutien. C'est particulièrement vrai en France où l'épargne des ménages est repartie à la hausse.
Pour The Economist, c'est plutôt de la faute des États qui continuent à apporter un soutien massif aux ménages et aux entreprises, un soutien qui alimente l'inflation.
Une fois de plus, c'est particulièrement vrai en France avec le bouclier tarifaire et autres aides contre l'inflation, pour tous.
Les États viennent donc ici annuler partiellement le travail des Banques centrales.

NOUS SOMMES D'ACCORD

avec le WSJ et The Economist, mais nous pensons aussi que le recul de l'inflation est tout simplement plus lent à se mettre en place et qu'il faut être patient.
L'inflation va décrocher.
Ce n'est pas une question de si mais une question de quand.
ET elle devrait décrocher dans les trois à quatre mois qui viennent.

MAIS LE VRAI SUJET

n'est pas de savoir si l'inflation va décrocher, elle va décrocher, mais à quel niveau va-t-elle se stabiliser et quand va-t-elle revenir à des niveaux avec lesquels nous pouvons fonctionner normalement, soit environ 3% aux US et 2% en Europe.
Et là ça se complique un peu.

CAR...
..la guerre en Ukraine continue à alimenter la pression sur les prix.
On l'a vu ce week-end avec la décision russe d'empêcher à nouveau les exportations de céréales à partir d'Ukraine.
Car la pression à la hausse sur les salaires s'amplifie du fait que l'inflation ne décroche pas.
Car plus le temps passe, et plus on s'installe dans des comportements inflationnistes et on alimente la spirale inflationniste.
Nous suivons évidemment cela de très près pour vous.

A PART CA ? QUOI DE NEUF ?

ENCORE UN PAYS COUPÉ EN DEUX

Alors que les midterms américains, dans une semaine, vont renforcer l'image d'un pays au bord de la récession, alors que The Economist explique dans un dossier remarquable que l'Inde est totalement coupée en deux, entre l'Inde "riche" du sud et l'Inde "pauvre" du nord, le résultat des élections au Brésil consacre certes le retour de Lula à la direction du pays mais avec un score médiocre et nettement inférieur à celui anticipé par les sondages.
50.9% contre 49.1%.
Et un Congrès totalement divisé.
Un pays ingouvernable donc.
Un pays coupé en deux.
Encore un.

NEIN

Décidément l'Allemagne a vraiment décidé de faire cavalier seul.
Et de ne plus servir de bouclier naturel aux autres États membres de l'Union européenne.
Elle ne veut pas d'un emprunt commun pour financer les plans de soutien nationaux contre la hausse des coûts énergétiques.
Le Ministre des Finances a déclaré que cela coûtera moins cher si chaque pays emprunte individuellement.
Bonne ambiance.

REVOIR C'EST VOTRE ARGENT

Un mot : comeback
Une question : la France est-elle isolée au sein de l'Europe ?
Un chiffre : 0.75% de hausse des taux par la BCE
Où vont les marchés?
La question d'argent : les rallyes de fin d'année existent-ils?
Le Top 3 des gérants
Les actions à acheter ou à vendre.
Avec nos Jedis de l'économie et de la finance: Léa Dunand-Chatellet de DNCA Finance, Jérôme Fauvel de la Française AM, Michel Ruimy de Lévy de Capital Partners et l'immense Benaouda Abdeddaïm.
À ne pas manquer.
Pour voir le replay de l'émission : cliquez ici

DU COTÉ DES MARCHÉS

Par Dorian Abadie, Analyste Bourse.
Vendredi soir, le CAC40 signait l’une de ses meilleures semaines du second semestre avec un gain hebdomadaire de 4%. Même son de cloche à Wall Street pour le S&P500 qui a progressé d’environ 2,50% pour la seule séance de vendredi. Cette hausse est fragile mais se maintient ce matin sur les principaux indices boursiers, avec un petit gain de 0,12% à 6 280 points pour le CAC à l'ouverture. Toute l’attention semble déjà focalisée sur la réunion de la Fed et la hausse des taux qui sera annoncée mercredi soir. Un relèvement de 75 points de base du taux directeur américain est très largement attendu mais les investisseurs espèrent également dénicher des indications sur le rythme et l’ampleur des prochaines hausses. L’autre grand temps fort de la semaine aura lieu vendredi, avec la publication du traditionnel rapport mensuel sur l’emploi américain. À suivre...
La Bourse de Tokyo clôture en hausse (+1,78% à 27 587 points).
Le baril de pétrole Brent s'échange à 95,2 $ (-1,10%).
L'once d'or se négocie à 1 642,2 $ (-0,04%).
L'euro/dollar évolue à 0,993 $ (-0,32%).

ON S'EN FOUT ?

Et de 3, troisième motion de censure de l'opposition de gauche aujourd'hui, mais cette fois LFI sera seule, le PS, le PC et les écologistes trouvent tout de même que trop de motion de censure tue la motion de censure; Demain le Danemark retourne aux urnes après des élections anticipées dues à la décision, jugée illégale, de la Première Ministre de faire tuer 16 millions de visons suspectés de propager le Covid; La Pologne a choisi un Américain, Westinghouse, pour la construction de sa première centrale nucléaire, pas EDF, étonnant alors qu'EDF livre toujours ses centrales nucléaires sans aucun re**rd....; Zut on va aussi avoir des pénuries d'oeufs à cause de la grippe aviaire; On va avoir une nouvelle ZAD à Sainte-Soline, sous les applaudissements de Sandrine Rousseau; Pour Retailleau "la marque LR est morte"; Ce soir n'oubliez pas de faire peur autour de vous; +3.5° d'écart en octobre avec les moyennes de saison; Laurent Berger, CFDT : "Le report à 65 ans ou 64 ans, c'est non" ; Suivez-moi sur twitter et linkedin en cliquant sur les liens.

Voilà c'est tout ! Bonne journée
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