09/04/2020
Fin 2002, une nouvelle maladie appelée “syndrome respiratoire aigu sévère” (SRAS) est apparue en Chine. En juillet 2003, on dénombrait 8 000 cas et près de 800 morts dans le monde. Grâce à une mobilisation internationale sans précédent, motivée par l'alerte mondiale déclenchée le 12 mars 2003 par l'OMS, l'épidémie a pu être endiguée par des mesures de restrictions de déplacement, d'isolement et de quarantaine. L’agent causal du syndrome respiratoire, un coronavirus (totalement inconnu), a pu être identifié.
Une seconde épidémie a démarré, en décembre 2019, dans un restaurant de Canton en Chine où l’on consommait des animaux exotiques, dont les fameuses civettes incriminées lors de la première épidémie. Les premiers cas n’auraient jamais été détectés si une surveillance étroite des patients avec symptômes respiratoires n’avait pas été mise en place et si l’on n’avait pas disposé de techniques de diagnostic moléculaire du coronavirus.
Ce texte, basé une recherche bibliographique, contribue à une meilleure connaissance de l’agent causal. Il aborde l’étiologie, l’évolution génétique et protéomique, et la pathogénicité des coronas virus. Il permettra sans doute de développer des perspectives de recherches et de gestion du risque afin d’anticiper d’éventuelles transmissions.
L’article est rédigé par le professeur Pape Mbacké SEMBENE et ses collaborateurs. M. Sembène est professeur titulaire en Génétique et par ailleurs Responsable de l’équipe de recherche « Génétique pour la gestion des populations (GenGesPop) et Directeur de l’école doctorale « Sciences de la Vie, de la Santé et de l’Environnement ».