14/09/2016
Edito : Uirtus
Uirtus ! Mieux, "Virtus non est" pour dire l’excellence n’a pas de prix.
Faire entendre les bruits de moteur d’engins lourds sur le sol à longueur de journée, 7jours/7 et presque sans repos, c’est pour atteindre un objectif. Quand le facteur humain s’y ajoute, avec abnégation, sans relâche et doigté, le résultat, sans nul doute est satisfaisant.
Cette expérience, elle ne date pas d’aujourd’hui. Nous n’allons pas réinventer la roue, nous ne faisons que tirer les leçons des legs des grands bâtisseurs. Depuis les temps immémoriaux, depuis le temps de l’Egypte Antique, la construction a toujours existé.
Le succès de la civilisation égyptienne antique découle, les récits le témoignent, en partie de sa capacité à s'adapter aux conditions de la vallée du Nil. L'inondation prévisible du fleuve et le contrôle de l'irrigation de la vallée produit des récoltes excédentaires qui alimentent le développement social et culturel du pays. Ce surplus agricole donne à l'administration les moyens de financer l'exploitation minière de la vallée et des régions voisines du désert. Le développement rapide d'un système d'écriture indépendant, l'organisation de constructions collectives et de projets agricoles, les relations commerciales avec les pays voisins et une armée solide permettent à l'Égypte d'affirmer sa domination sur la région.
D'importantes avancées sont faites en architecture, en art et en technologie au cours de l'Ancien Empire grâce aux gains de productivité agricole gérée par une administration centrale bien développée. Son art et son architecture sont largement copiés et ses antiquités sont disséminées aux quatre coins du monde. Avec l'excédent de ressources mises à disposition par une économie productive et stable, l'État est en mesure de financer la construction de monuments colossaux et de commander des œuvres d'art exceptionnelles aux ateliers royaux. Les pyramides construites par Djéser, Khéops et leurs descendants sont les symboles les plus mémorables de la civilisation égyptienne antique et du pouvoir que détiennent les pharaons.
Serions-nous trop prétentieux de faire un parallèle avec la situation actuelle ? Maître de notre destin, maitrisant l’art architectural et dans la construction de routes, serions-nous trop prétentieux de dire que nous écrivons une histoire et qu’elle s’étendra d’âge en âge avec la marque d’excellence que nous lui imprimons ?
De jour en jour, nous trimons à faire laisser des empreintes indéniables et indélébiles, de Lomé à Kara en passant par AgomeGlozou, Kovié, Davié, Kpalimé et au delà des 56.600 km2.
Serions-nous trop prétentieux de dire que notre rigueur au travail, notre dévouement, la satisfaction que nous procurons à la fin de nos réalisations sont en train de modeler une civilisation montante ? Nous l’avons compris plus tôt, "Virtus non est" et nous y mettons ce prix.